Sans faire de bruit, Christopher Becker mène bien sa barque, dans le milieu du coaching. Ancien joueur de Châtelineau notamment, il a véritablement reçu sa chance à Ligue, du côté du Magic Thulin. Il y restera quatre saisons, avec de très bons résultats. Des prestations qui ont notamment attiré l'attention de quelques clubs, dont des formations françaises. La saison dernière, il rejoignait Hautmont, une ambitieuse formation de R1, l'équivalent du troisième échelon. 

"Malheureusement, avec la Covid-19, je n'ai pas pu mener ce projet à bien. Mais cela m'a permis de constater que c'est une division en plein essor. Le futsal en France a depuis longtemps dépassé la Belgique. Il y a une véritable évolution à tous les échelons. Les clubs se structurent. C'est impressionnant."

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Il y a quelques semaines, l'homme - qui habite désormais dans la région montoise - a accepté un nouveau défi. "Le club de Valenciennes m'a proposé de l'aider à faire progresser son équipe de R1. C'est un honneur de rejoindre cette famille. Je remercie les dirigeants pour leur confiance. C'est un des plus grands clubs formateurs en France. Il a décidé de miser sur le futsal, il y a quatre ans. Il compte désormais 120 affiliés et une équipe première ambitieuse. Elle a déjà connu deux montées et elle n'a pas pu aller au bout au cours de la défunte saison à cause de la Covid."

Objectif Ligue 2

L'objectif de l'ancien jeune du Sporting est donc clair : "On va tout faire pour amener le club en Ligue 2 ! C'est une formation qui compte sur moi, sur le long terme. Elle va d'ailleurs m'aider à passer le diplôme le plus haut qui est l'équivalent de l'UEFA B. C'est une bonne chose. J'ai déjà pu participer à une séance d'entraînement. C'est vraiment professionnel."

Il faut dire que la section futsal peut jouir du professionnalisme de la section football. "On a un vrai staff pour travailler, une salle de musculation et une infrastructure incroyable. C'est l'avenir du futsal, le fait que les clubs professionnels de football y investissent. Je pense que les deux sont complémentaires. Je l'ai toujours pensé. Mais il faut parvenir à faire changer les mentalités. Quand j'évoluais au Sporting, c'était interdit d'aller jouer en salle."