Avec ce satané coronavirus, Clément Horny n’a pas pu vivre la pleine saison de VTT qu’il souhaitait. Sa saison de mountainbike s’est d’ailleurs terminée plus tôt que prévu. Mais le coureur d’Anderlues n’est pas resté inactif. Il a participé à nouveau à des cyclo-cross.

"J’en fais chaque hiver, mais là, vu la situation, j’ai recommencé bien plus tôt", explique celui qui porte le maillot de la formation BH-Wallonie MTB Team. "Ma fin de saison prématurée m’a d’ailleurs très motivé pour le cyclo-cross, une discipline à laquelle je prends de plus en plus goût."

Et cela se sent. Pour sa reprise, il s’est classé 10e à Kasterlee, avant de s’imposer en France, à Rethel, et, dimanche, de finir 9e à Agter De Berg. "Les meilleurs du pays étaient présents dimanche et j’ai réalisé le meilleur temps sur un tour", précise-t-il encore. "Cela montre que je peux bien me débrouiller. Malheureusement, pour l’instant, je n’ai pas encore beaucoup de points au ranking national. Je n’ai donc pas une bonne position au départ."

Un sacré désavantage sur ces épreuves courtes et intenses. "Le but, c’est de parvenir à aller chercher des points UCI, ce qui permettrait d’être ensuite mieux placé pour les départs", continue Clément Horny, qui va disputer deux manches de la Coupe de France, ce week-end, à Vittel. "Mais je m’amuse bien dans cette discipline, dans laquelle j’ai envie de progresser. Et je sens d’ailleurs qu’on commence à me regarder différemment. Avant, j’étais le petit Wallon qui débarquait de temps en temps. À la limite, on rigolait un peu de moi. Mais là, je sens qu’avec mes récents résultats, je commence à faire un peu peur."

S’il parvient à obtenir de meilleures places au départ, peut-il rivaliser avec les meilleurs Belges ? Et intégrer l’équipe nationale des espoirs ? "Cela peut devenir un objectif", répond-il. "Il y a encore beaucoup de travail pour y parvenir. Mais ce n’est pas impossible. Ce serait super, par exemple, d’être repris en équipe nationale belge pour la manche de Coupe du monde de Namur."