Authentique référence de sa discipline, le ju-jitsu, Jean Charlier dispute lui aussi le championnat d’Europe seniors ce week-end à Francfort. Numéro 1 mondial il y a un an lorsqu’il était chez les U21 (- 77 kg), le Carolo va se mesurer à ce qui se fait de mieux sur le continent.

"J’ai déjà affronté des adultes et donc je sais à quoi m’attendre, précise-t-il. Mais je vais m’aligner pour la première fois -85 kg... J’espère tenir la route. Je vais aussi devoir gérer un autre facteur : le manque de rythme car je n’ai plus fait de compétition depuis janvier 2020 à cause du Covid."

Sa catégorie est prévue dès ce samedi matin. "Nous ne sommes que dix-huit en lice mais ce sera du tout haut niveau. Les quatre meilleurs mondiaux sont là. Mon objectif est d’obtenir une médaille, et cela même si je dois passer par les repêchages. Je ne vais pas là-bas en touriste."

Mais avant d’envisager un titre ou une place d’honneur, le Gosselien a dû accomplir quelques formalités liées au contexte sanitaire toujours particulier. "Jeudi, avant mon départ, j’ai passé un test Covid. Je dois en passer un autre sur place avant la pesée et puis encore un autre avant d’affronter mon premier adversaire !"

Comme les autres compétiteurs, il doit rester confiné à l’hôtel avant le tournoi. "Il n’y aura aucun spectateur. Nous ne pouvons même pas rester dans les tribunes… C’est vraiment bizarre ! Mais je reste focalisé sur l’objectif que je suis fixé avec mon coach et mon préparateur physique."

Durant les confinements, Jean Charlier s’est entraîné chez lui sur un tapis installé dans un hangar. Preuve de sa grande passion pour son sport, il prend la route la route de Pepinster deux fois par semaine pour s’y entraîner avec les élites belges. "Avec 1h30 de route aller, 1h30 retour, cela peut paraître long mais l’encadrement là-bas est top et le déplacement en vaut la peine car j’y progresse énormément."

Il n’abandonne toutefois pas le judo, sa discipline d’origine, qu’il continue de pratiquer au sein de l’Asahi Marcinelle. "Mais au niveau des compétitions j’y consacre beaucoup moins d’importance."