Charleroi Olivier Chausteur agit en bon père de famille avec Farciennes.

Farciennes a décidé de repartir d’une page presque blanche. Après plusieurs saisons à voyager entre la Ligue A et la Ligue B, le club a décidé de ne pas poursuivre l’aventure au haut niveau du volley national. Le président préfère se concentrer sur la formation et repartir du bon pied.

"Au terme de la saison en Ligue A, il ne nous restait plus suffisamment de joueuses", explique Olivier Chausteur, le patron. "Les deux étrangères ont décidé de rentrer chez elles. Deux éléments de l’équipe sont aux États-Unis, dans le cadre de leurs études. Il restait véritablement deux cadres. On a essayé de faire passer des tests à des joueuses d’un niveau inférieur. Mais elles demandaient des salaires exorbitants. Il est hors de question de mettre le club en danger. Il était donc préférable de repartir de plus bas, afin de mettre en avant nos jeunes éléments."

Olivier Chausteur a toujours eu la tête sur les épaules. Avec cette décision, il sait parfaitement où il va. "J’ai repris le club il y a plus d’un an et demi. Le projet a toujours été de mettre les jeunes en avant. Cette année, notre P4 est montée en P3. Avec un peu de chance, notre P2 a rejoint la P1. Il nous reste nos deux N3 (hommes et femmes). On va travailler avec ces différentes strates pour faire évoluer et progresser nos produits du cru."

Le club de Farciennes, c’est une centaine d’affiliés dont 50 % ont moins de 18 ans. "On a déjà quelques joueuses qui évoluent avec la N3. On va pouvoir jauger leur niveau. Mon but est de dire à des filles de 13 ans: ‘Si tu prends exemple sur cette joueuse de 19 ans, tu pourrais bien la rejoindre dans quelques années.’"

Le président sait qu’il prend un petit risque. "Sans doute au niveau médiatique. Mais je sais que le club de Farciennes est connu et qu’il profite d’une bonne réputation."