Charleroi Après sa réussite à Lier, l’entraîneur doit aider Charleroi a passer un palier.

Zico est le nouvel entraîneur du Futsal Team Charleroi. C’est un retour à la maison, pour le désormais ex-entraîneur de Lier. Le Brésilien évoque sa nouvelle mission et ses envies. Entretien.

Zico, vous sortez d’une belle saison et demie avec Lier ?

"Je suis content d’avoir accepté ce challenge dans ma carrière d’entraîneur. J’avais besoin d’un projet sérieux. J’ai eu la chance d’arriver dans un club qui avait de l’ambition. La première année, je suis arrivé en cours de saison. Le club est passé de la dixième à la cinquième place. Il a également décroché sa place pour la finale de la Coupe de Belgique. Cette année, le groupe a décroché la cinquième place du classement, avec plus de points. Il a également participé à la Benecup et la Supercoupe. Je ne retiens que du positif."

Vous pouviez continuer ?

"Le club voulait discuter avec tout le monde, en juin. Il était content de moi. Mais j’ai été clair. Si je recevais une belle proposition, avant notre entrevue, j’étais libre de l’accepter. J’ai reçu deux possibilités, dont celle de Charleroi."

Charleroi était donc le meilleur challenge ?

"Même si j’ai porté les couleurs du Futsal Team Châtelineau, l’ancêtre de cette formation, c’est un honneur de revenir à la Garenne. Charleroi est la ville de mon cœur. J’ai toujours eu envie de m’y investir. Le président m’a promis une équipe compétitive. On pourra certainement effectuer du bon travail."

Vous avez des objectifs ?

"Il est trop tôt pour les évoquer. Cela dépendra de notre noyau. Mais un club comme Charleroi doit jouer le titre, chaque année. C’est une obligation. Mais pour cela, il faut trouver de l’équilibre dans le noyau."

Vous aurez votre mot à dire sur les transferts ?

"Le club a déjà discuté avec les joueurs actuels. Ce groupe me plaît bien, même s’il a besoin d’un peu de fraîcheur. J’ai également mon idée. Selon le budget du club, on pourra préparer la prochaine saison."

Ce sera un championnat relevé ?

"Il le sera encore plus que cette saison, c’est certain. Il va y avoir de la concurrence, même avec les montants. Les équipes du top 6 risquent de se renforcer."



“J’ai encore envie de jouer”

 Jonathan Neukermans aurait pu poursuivre sa mission à Charleroi. Aldo Troiani, le président des Carolos, a apprécié son travail en tant qu’entraîneur après l’éviction de Liliu. “Mais j’ai d’autres envies , explique l’intéressé. “Au Futsal Team, un entraîneur doit se concentrer à 100 % sur ce rôle. Il ne peut pas porter la double casquette. Dans mes jambes, j’ai encore l’appel du ballon. J’ai besoin de jouer. Je sors d’un rendez-vous avec un spécialiste. Il m’a rassuré sur mon genou.” À 36 ans, l’ancien international a encore faim de futsal. “J’ai reçu des propositions. J’ai un appel du pied en D1. Je dois également rencontrer Antoine Mageren, afin de parler de son projet de joueur-entraîneur à Auvelais. À mon âge, je veux être porté par une belle aventure. Je me laisse du temps.” Avec Charleroi, il a tout de même trouvé le moyen d’atteindre la demi-finale des playoffs. “Avec notre groupe, on devait rejoindre la finale du championnat, afin d’y défier Gooik. On pouvait également créer l’exploit en Coupe. Les gars étaient capables de mieux !”