Le Pont-à-Cellois Dylan Hauben, sous les ordres de Roch Gérard, a retrouvé l’entraîneur qui l’a lancé.

Difficiles vainqueurs de Wavre samedi dernier, dans un match qui ne restera pas dans les annales, les Pont-à-Cellois de Roch Gérard peuvent toutefois se targuer d’avoir effectué une belle opération. "On n’a pas été exceptionnels, loin de là même, mais il importait avant tout de gérer au mieux notre courte avance et c’est ce que nous avons essayé de faire" , reconnaissait avec beaucoup de sagesse, Dylan Hauben qui fut un des artisans en vue de la rencontre.

L’occasion était belle pour lui de retrouver Tibor Balog, le désormais entraîneur wavrien, qui l’avait sorti de l’anonymat, voici 5 bonnes saisons, à l’Olympic : "Yves Soudan avait fait, plusieurs fois, appel à moi mais c’est Tibor qui m’a installé dans le noyau", expliquait fièrement le milieu de terrain carolo.

"Dylan a bien progressé"

"Dylan a bien progressé, son volume de jeu est très intéressant et il fut parmi de ceux qui nous ont causé problèmes tout au long de la rencontre. Il est parfaitement à sa place à ce niveau et possède encore une belle marge de progression" , embrayait le mentor Hongrois des Wavriens. "C’est le problème de beaucoup de clubs à ce niveau, beaucoup de garçons ont du talent mais ne bénéficient malheureusement d’aucune véritable ‘éducation footballistique’ mais Dylan n’est pas dans ce cas et il faut peu lui expliquer pour qu’il soit performant et c’est sans doute ce qui fait la différence entre le PaC et nous ", poursuivait Balog qui retrouvait quant à lui un Roch Gérard avec qui il fut partenaire plus de 150 fois sous le maillot zébré du Sporting dans les années 90.

à eux deux, ils cumulent près de 500 matchs au plus haut niveau : une chance, mais s’en rendent-ils comptent, pour les garçons sous leurs ordres : "Tibor et Roch, c’est chou vert et vert chou. Ils savent de quoi ils parlent et peuvent se montrer très sérieux et rigoureux mais peuvent aussi lâcher la pression quand c’est nécessaire" , concluait Dylan Hauben.


Génération entraîneurs

Au fur et à mesure que Tibor Balog égrainait, à l’occasion de ses retrouvailles avec Roch Gérard, les noms de ses partenaires de l’époque, une chose sautait aux yeux, aujourd’hui, chacun ou presque des garçons qui composaient l’équipe entraîne ou a entraîné jusqu’à un récent passé. Gulyas, Van Meir, Silvagni, Brogno, Casto, Malbassa, Suray, Gérard et forcément autre Balog dispensent ainsi leur savoir-faire. 

  “Les choses ont pourtant pas mal changé et c’est parfois décevant. Certes, les époques ne sont plus les mêmes et il est de plus en plus difficile de demander à des garçons, souvent gâtés par la vie, de se faire mal mais simplement dire bonjour ou tenir un vestiaire en ordre et propre relève de plus en plus souvent de l’impossible”, regrettait un Tibor Balog qui, comme ses anciens partenaires, reste un vrai passionné.