Dans le Hainaut, Giovanni Dolore est une référence en matière de stages. Chaque année, il développe des ateliers sportifs, durant les fêtes, pour garçons et filles. "C'est un soulagement, les dernières décisions", lance celui qui est également responsable de la structure féminine du Sporting Charleroi.

"Je n'osais pas imaginer les vacances de Toussaint, avec des enfants enfermés chez eux, surtout si on parle d'un futur reconfinement... La santé est essentielle. Mais désormais, on a des décisions logiques, en permettant les entraînements pour les jeunes jusqu'à 18 ans. En respectant les mesures sanitaires, ils peuvent poursuivre leur passion et se dépenser."

L'homme en a déjà fait l'expérience durant l'été. "On sortait du confinement. J'ai organisé mes stages, en respectant les mesures. Les jeunes ont pu suivre le mouvement. Je ne vais pas mentir, il faut être derrière, car on peut vite se relâcher. Mais de mon côté, j'ai pris une personne en plus pour encadrer les stagiaires."

Pour ce formateur, les règles sont difficiles mais tenables. "C'est une attention de tous les instants. On perd le côté chaleureux. Mais c'est pour la bonne cause. La santé n'a pas de prix. On va composer avec 40 stagiaires contre 70 habituellement. C'est également un soulagement pour les clubs. Economiquement, c'est difficile, sans les buvettes et les entrées au stade. Les stages et les tournois aident les entités sportives à survivre. Il ne faut pas le cacher. Les parents ont également besoin de décompresser, comme les enfants ont besoin de se dépenser. A nous, encadrants, de faire le maximum pour préserver la santé de tous. Il y a des contrôles, notamment de l'Adeps et de l'ONE. C'est bien, cela permet de s'assurer que tout est en ordre."