Fred Wilmot ayant pleinement intégré le staff de la D1, c'est lui qui devait reprendre le noyau B. 
"C'était mon rêve d'y arriver. Faire progresser les jeunes et les amener jusqu'à l'équipe première en évoluant à un bon niveau." 

Mais alors que cela en prenait la direction, le coach a senti que les conditions n'étaient pas optimales pour concrétiser ses espoirs. 
"Je ne sentais pas de symbiose avec la D1. Leurs matches ont été programmés en même temps que les nôtres ce qui allait me priver de pas mal de joueurs. De plus, vu la situation financière dûe à l'épidémie, tous les renforts n'ont pu venir ce qui allait aussi m'empêcher de compter sur plusieurs éléments " 

Mais ce n'est pas rien que cela qui chagrine l'expérimenté Jaume Aviñó qui en était à sa septième saison au Spirou. 
"Une équipe comme le Spirou, si elle veut former, doit permettre au coach de le faire avec un temps plein. C'est ce qui avait été prévu avec Fred Wilmot mais vu la situation, cela n'est plus d'actualité apparemment", regrette-t-il. 

C'est la goutte d'eau qui fait déborder un vase qui s'est rempli au fil des années. 

"Il y eu énormément de coaches différents avec autant de projets auxquels il faut s'adapter. C'est beaucoup de travail. J'ai également été assistant de la D1 à deux reprises. Mais, au final, tout le monde me passe devant, chacun vient avec son staff et moi on ne m'a jamais demandé si j'étais vraiment prêt m'engager. Alors que le basket est ma passion, je rêve d'en faire ma profession. " 
Avec ce départ, le Spirou perd un coach mais surtout une personne aux qualités humaines, tactiques et pédagogiques reconnues.