Dans le futsal, Joseph Ghislandi est une sommité. Depuis des années, il tient une école des jeunes qui est une référence dans la région !

Le futsal n'est pas logé à la même enseigne que son grand-frère le football. "Comment je vais expliquer cela aux jeunes ? Je vais devoir dire à un joueur de 12 ans, toi, tu joues. Mais à son copain de 13 ans qui est dans la même équipe, désolé, tu dois rester à la maison. On va faire des dégâts. Ma mission première est le social. Moi, j'ai mon école des jeunes et mon club pour les gamins. Le but est d'éviter qu'ils trainent dans les rues. Ils vont faire quoi de leur temps ? On va tout casser." L'homme pointe du doigt l'absence de cohérence.

"Donc, en football, je peux continuer jusqu'à 18 ans, mais pas en salle. J'ai deux entités sportives. Je cours dans tous les sens depuis des mois. Alors que je fais cela en tant que retraité. Cela devient vraiment difficile. Je m'accroche pour les gamins. Mais je n'ai pas envie de lire la déception dans leurs yeux. Moi, je fais attention, mes formateurs aussi. Je n'ai pas eu le moindre cas de Covid-19, alors que j'ai 120 gamins en salle et 150 en prairie. Si tu suis les mesures, tu dois normalement permettre à tout le monde de vivre. Et je le jure, la santé est ma priorité. Mais, ici, j'ai l'impression que l'on veut tuer le sport."