Charleroi Jérémy Cuypers tente d’expliquer les deux visages présentés par les Coalisés.

Chaque point comptera pour les Pont-à-Cellois de Roch Gérard dans le cadre du maintien. Chacun semble en être bien conscient du côté de la rue Notre-Dame et pourtant, durant les 45 minutes initiales, les Bleus passèrent en revue, samedi soir face à Saint-Symphorien, tout ce qu’il… ne fallait pas faire : "Moi le premier, contrôles ratés, passes approximatives, manque de discernement au moment de faire le bon choix, tout ce que j’entreprenais s’avérait parfaitement à côté de la plaque. Sur le but d’ouverture, ma responsabilité était clairement engagée avec une passe en retrait qui déboucha sur le coup franc victorieux des Symphorinois", avouait avec beaucoup de lucidité Jérémy Cuypers, le robuste milieu de terrain et un des cadres patentés de la formation carolo.

La pause fut manifestement mise à profit pour régler ce qui devait l’être, et c’est une formation complètement transformée qui remontait sur le terrain et accrochait finalement un point mérité avec un Cuypers impérial et auteur du but égalisateur : "Nous avons montré notre vrai visage après la pause mais, sans chercher d’excuses, force est de reconnaître aussi que, hormis Bilstein et Boumedianne, l’équipe de base alignée était celle qui avait gagné en mai dernier le droit d’évoluer à un échelon national, auquel seuls Delwarte, notre gardien, Nitelet, Bilstein et moi avons eu la chance de goûter dans le passé. Nous manquons encore clairement d’expérience mais la première partie de rencontre de samedi, si elle aurait pu très mal tourner si nos hôtes s’étaient montrés un poil plus réalistes en première période, doit être considérée comme accidentelle. Jusqu’ici, seul Manage nous a largement dominés dans chaque secteur durant 90 minutes. Notre football est propre, parfois trop sans doute, et un peu à l’image de nos voisins gosseliens, s’il faut abandonner le beau jeu pour plus d’efficacité, il faudra le faire mais là aussi nous avons les atouts à faire valoir."