Malgré le temps qui passe, le Black Star reste l’une des valeurs sûres du rugby en Wallonie. Si le club n’a pas la même renommée que ses voisins de Frameries ou de Soignies, il n’en reste pas moins un des porte-drapeaux de la discipline en Wallonie.

Récemment, il a notamment décroché une belle demi-finale en coupe de Belgique. Malheureusement, un incendie criminel et le Covid-19 ont mis quelques bâtons dans les roues des Jumétois.

Mais ces derniers n’ont pas perdu leur envie et leur esprit de corps. "C’est vrai que les derniers ne furent pas simples", explique Edith Deblock, le directeur sportif. "Je pense que c’est le lot de nombreux clubs. Avec le virus et le confinement, de nombreux jeunes ont décidé de faire un pas de côté. Dans chaque catégorie, je pense de nous avons dû laisser filer cinq joueurs au moins et une dizaine chez les seniors…"

Ce qui n’est pas simple pour un club qui compte 300 membres. "On cherche à relancer la machine, en organisant diverses initiatives. On a la chance d’avoir un comité qui s’implique et des jeunes qui en veulent. Récemment, ils ont participé à de nombreuses activités pour promouvoir le Black Star et récolter de l’argent. On compte également développer et tisser des liens avec des écoles de la région. Pour cela, on va développer une série de stages qui seront gratuits. Ce qui nous permettra de faire découvrir notre sport au plus grand nombre."

Quid de l’équipe première ? La saison dernière, elle avait de l’ambition à revendre, avec un projet pour 2023. "Je pense qu’on va devoir reporter nos ambitions. On a disputé un premier match, avec une défaite assez significative. Maintenant, ce n’était qu’une rencontre. On pourra tirer un premier bilan dans un mois ou deux. On a la chance d’avoir un staff de qualité et de bons joueurs. Nous avons également quelques belles promesses dont un élément qui a été sélectionné par les U20 de l’équipe nationale. Je suis certain qu’on a le potentiel pour réaliser de belles choses. Nous avons simplement besoin de temps."