Le clan du nouveau président accuse le clan de l'ancien de mettre le club tout entier en péril.

La passation de pouvoir entre Salvatore Severino et Murat Ergun prend des allures de guerre ouverte. 

Le nouveau dirigeant a le sentiment d'être un homme de paille derrière lequel se cachent les Severino pour se servir dans les caisses. 

"Je n'ai pas accès aux comptes du club. Ils ne veulent pas me dévoiler le moindre élément de comptabilité, déplore Murat Ergun. Et la dernière fois qu'on a demandé, on m'a répondu qu'il n'y avait plus du tout d'argent." 

Une déclaration que réfute Salvatore Severino et sa compagne, Corinne Mlakar, qui occupe le poste de trésorière. 

"Ils peuvent consulter les cahiers de compte quand ils le souhaitent mais ils ne le font pas, assure-t-elle. Ils ne font même pas les démarches pour être carte bleue." 

"Où est cet argent?"

Outre cela, Corinne Mlakar nuance très fortement l'apport réel du nouveau président, Murat Ergun. 

"On a tout juste vu 1000 euros sur le compte par un nouveau sponsor, rien de plus." 

Ce qui est évidemment contesté par le nouveau président et son acolyte, Philippe Van Malder. "On a injecté de l'argent mais ils nous disent que les caisses sont vides. Où est cet argent? Et les 12 000 euros de cotisations des jeunes?, interroge le vice-président Philippe Van Malder. On dénonce cela pour ne pas que les parents croient qu'on y est pour quelque chose. Ils ont mis Murat Ergun président pour pouvoir manoeuvrer comme ils le souhaitent derrière." 

La trésorière dément formellement ces accusations tout en reconnaissant que les comptes sont loin d'être florissants. 

"Mais ils ne se rendent pas compte de tout ce qu'il faut payer pour gérer un club. Forcément qu'on doit puiser dans l'argent qui rentre." 

A l'heure actuelle, Philippe Van Malder se demande toutefois comment seront réalisés les défraiements des joueurs et du staff dans les jours à venir. 

"S'il ne sont pas payés, ils partiront tous comme cela a été le cas en fin de saison passée", lance-t-il en insistant aussi sur le fait que l'école des jeunes ne fait que diminuer d'année en année. 

Le divorce semble donc consommé entre les deux parties mais il reste à savoir qui va quitter le domicile conjugal. 

"Ils veulent qu'on s'en aille apparemment. Mais si on part, tout le monde s'en va et on verra bien comment ils se débrouillent", assène Corinne Mlakar.

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