Charleroi

Leo est sans aucun doute l’une des stars du futsal belge.

S’il n’a jamais remporté le Soulier d’or, Leo mériterait un trophée d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. À 39 ans, il est sans doute l’un des meilleurs joueurs de Belgique. Ce titre, il pourrait le revendiquer, chaque saison, depuis plus de dix ans. En Suède, avec l’équipe nationale, il a encore prouvé son importance et sa maîtrise du jeu. Le Belgo-Brésilien est une des valeurs sûres du futsal belge.

Ce soir, avec Gooik, il s’apprête à défier une équipe de Charleroi qu’il connaît bien.

Même si le Futsal Team occupe la sixième place du classement, ce match reste un sommet. "C’est le type de rencontre que tous les joueurs aiment disputer", souligne Leo. "C’est une partie où il y aura de l’intensité et de beaux duels. Les Carolos disposent d’un bon groupe, avec certaines individualités. Des gars comme Rahou et Chaibai auront à cœur de se montrer face à leurs anciennes couleurs. Après notre premier match nul de la saison, contre Noorderwijk, on se doit de relever la tête. On ne pourra pas se permettre les mêmes erreurs contre Charleroi !"

Malgré le temps qui passe, Leo est toujours un des moteurs de Gooik. S’il arrive en fin de contrat cette saison, l’ancien joueur de Morlanwelz ne se fait pas de mauvais sang.

"J’ai toujours laissé faire les choses. Je me sens bien, physiquement et dans la tête. Je suis toujours capable d’enchaîner les matchs au sommet. J’ai une excellente hygiène de vie, durant la semaine. Le week-end, je profite un peu. Mais je me donne toujours à 100 %. Un retour à Charleroi ? Pourquoi pas, un jour. Pour l’instant, je me sens bien où je suis."

Naturalisé sur le tard, Leo a trouvé une seconde jeunesse avec l’équipe nationale. "C’était un de mes plus grands rêves. Malheureusement, je n’avais pas le niveau pour évoluer avec le Brésil. Mais la Belgique est mon pays de cœur. Je suis heureux et honoré de porter la vareuse de la Belgique. Luca Cragnaz a su former un groupe de qualité et bien équilibré. La qualification en Suède est une première étape. On doit désormais passer la France, la Serbie et la Suisse afin d’atteindre le tour élite."