Dans la vie, certaines idées reçues ont la peau dure. Dario Spitaels n’a jamais été un enfant de chœur. Mais est-ce une pomme pourrie au sein d’un collectif ? Visiblement pas ! Après son passage réussi par le RCCF et plusieurs montées, l’homme a su relever de beaux défis, notamment à Braine, Gilly ou encore Andenne.

Chez les Gayolles, il fut même le capitaine de Serge Lukalu. Aujourd’hui, dans le Brabant en P2, l’homme continue de se racheter une conduite… "Je crois que certains clubs ont toujours une réticence au moment de me contacter", explique l’intéressé. "Mais j’ai toujours été correct, partout où je suis passé. Surtout, j’ai changé avec le temps. Aujourd’hui, je relativise. Je ne dis pas que je ne m’énerve plus jamais, mais je suis plus cool. Par exemple, je ne râle plus jamais auprès de l’arbitre. Je fais mon match et je passe à autre chose."

À bientôt 31 ans, l’homme prend du plaisir. "J’ai eu la chance de rejoindre une équipe compétitive avec de l’ambition. Le groupe est incroyable. On n’a pas encore décollé au classement, mais cela ne devrait pas tarder. Je m’amuse vraiment beaucoup, dans une belle structure, avec de chouettes partenaires."

Mais l’homme a dû se faire violence pour accepter de descendre en P2. "Je me suis posé la question. Ensuite, j’ai pu découvrir le projet. J’ai rapidement été rassuré. Avec cette équipe, on doit viser la première provinciale. Maintenant, il est clair que je rêve surtout de retrouver l’échelon national. Je pense que j’en ai le potentiel et la capacité. Malheureusement, je dois encore faire mes preuves. De nombreux clubs me contactent toujours pendant la période de transferts mais ils hésitent. C’est dommage car c’est mon rêve."

Il y parviendra peut-être avec Chastre. En numéro 8, l’homme arrache toujours autant de ballons. Il est même devenu décisif puisqu’il a déjà trouvé le chemin des filets cette saison.