Charif Atssouli est un joueur complet. Au fil des saisons, il a su s’imposer dans le paysage du futsal belge. D’élément prometteur, il est devenu un des meilleurs dynamiteurs du Royaume. Avec Charleroi, il a même su décrocher le premier titre de sa carrière. Mais avec la Covid-19 et la fin prématurée du championnat, l’homme a dû faire un choix. Une décision qui fut très difficile à prendre. 
"J’ai eu deux belles propositions", explique l’intéressé. "La France ou l’Italie. J’ai pris me temps de poser le pour et le contre. J’ai une famille. Je ne peux pas faire n’importe quoi. Le challenge de Béthune semblait être le meilleur pour moi. J’ai donc foncé. Je ne le regrette pas."

L’ailier n’est pas du genre à manier la langue de bois. Il est très lucide sur son niveau et ses prestations. S’il est un des meilleurs éléments en Belgique, il a eu besoin d’un petit temps d’adaptation en France. 
"Quand vous arrivez dans une équipe en janvier, c’est pour deux raisons, soit vous allez jouer le titre, soit le maintien. Ici, à Béthune, on m’a transféré pour aider le club à rester au sein de l’élite. Je suis le seul renfort. Il y a donc d’énormes attentes placées en moi. Le premier mois ne fut pas simple. C’est un autre futsal, beaucoup moins tactique et davantage basé sur le physique. Je n’avais pas mes repères habituels, mes codes. J’ai donc dû me fondre dans un nouveau collectif, un autre système."


Une trêve d’un mois 

 
Le championnat français a connu une petite pause, durant quelques semaines. 
"Ce fut salvateur. Le groupe a pu travailler et, moi, j’ai pu évoluer. Désormais, je me sens bien, même si je pense pouvoir encore apporter plus. Il reste cinq rencontres à mon équipe pour se sauver. Le groupe a montré un beau futsal, contre ces derniers adversaires. Je suis donc certain qu’il va atteindre cet objectif."
© DR


A 28 ans, Charif Atssouli a donc accepté de quitter sa zone de confort, pour sa passion. "A Charleroi, je suis comme à la maison. Je connais tout et tout le monde. Ici, c’est autre chose. Pour la première fois, depuis longtemps, je me suis mis en danger. Je suis en train de mûrir. J’évolue. C’est positif. "

L’homme passe désormais la moitié de son temps en France. "J’y suis du mardi au jeudi, avant de revenir jouer le samedi, souvent. Heureusement, entre-temps, je peux revenir chez moi. Cela fait du bien. J’ai quelques craintes avec le Ramadan qui arrive. C’est un moment que j’aime passer avec ma famille. Mais je devrais me montrer fort."


"Je ne regrette pas mon choix"

 
Mais le joueur de Béthune avait besoin de ce défi. "Je suis heureux de vivre cette expérience, dans ma carrière. J’ai toujours eu envie de me situer, dans un autre championnat. C’est vraiment une belle expérience, avec de superbes rencontres dans un groupe très ouvert."

Charif Atssouli s’est fixé un objectif. "Le club compte sur moi. Je vais tout donner pour arracher un maximum de points, afin de maintenir Béthune. J’ai l’expérience de cette discipline. Croyez-moi, cette équipe va se maintenir au sein de l’élite."
© DR