Charleroi

Pour l’honneur, Mickaël Seoudi aurait voulu sauver l’Olympic. 

Un échec dont les joueurs sont largement responsables, selon lui.

Même si elle est plus symbolique qu’autre chose, la dernière saison de l’Olympic s’est mal terminée. Battu face à Walhain, les Carolos ne quitteront plus la zone rouge cette saison et ont acté leur relégation. Une déception pour l’entraîneur-joueur Mickaël Seoudi. Entretien

Mickaël Seoudi, l’objectif initial était pourtant la montée, en début de saison.

"Contre Walhain, on a montré du caractère à dix contre onze. Ce n’est évidemment pas aujourd’hui qu’on descend et, si on avait montré ce caractère-là depuis le début, on n’en serait pas là. J’ai protégé mes joueurs pour garder tout le monde, mais maintenant je peux le dire : certains n’étaient pas prêts à jouer le titre et encore moins le maintien."

Comment ça pas prêts ?

"Quand on signe dans un club où il y a quatre entraînements par semaine, il faut le faire. C’est possible d’en rater un exceptionnellement. Mais trop souvent certains se plaignaient de petites douleurs. Cela fait douze ans que je joue en nationale, douze ans que j’ai toujours mal quelque part. Certains ne se sont pas fait violence. Je trouve qu’il y a eu un manque d’investissement et d’exigence."

Au final, cette relégation est sans conséquence…

"Même s’il y a la fusion, par fierté, on aurait dû se maintenir. Pour le public et le président."

Le président a aussi été la cible des critiques.

"On a dit qu’il n’était pas assez intervenu, mais c’est faux ! Il l’a fait en début de saison, quand ça n’allait pas bien. Puis il est revenu pour changer les objectifs, en visant le maintien. Il a demandé aux joueurs qui n’étaient pas prêts pour cela de quitter la salle et tout le monde est resté. Il n’y a pas eu de changement depuis sa réaction. Patrick Dimbala (entraîneur viré à la mi-mars) n’était pas non plus le responsable, il a tenté un électrochoc. Mais les responsables, ce sont les joueurs !"

Avec la fusion, que comptez-vous faire, vous, Mickaël Seoudi ?

"J’ai discuté avec un club de D1 amateurs, mais les trajets sont trop longs. J’ai aussi deux clubs français, en Nationale 2 et 3, qui sont intéressés. C’est un bon niveau et c’est tout près de chez moi."