Charleroi Volley s'est fait plutôt discret, depuis plusieurs semaines, sur le marché des transferts. Mais, dans les coulisses, le club fourbit ses armes. Il est grand temps que les Dauphines retrouvent leur place au sein de la Ligue A. Jean-Pierre Murari se donne un an pour réussir. Entretien sans langue de bois, avec le véritable patron de l'équipe.

Avez-vous trouvé un main sponsor, après la fin du contrat avec Modal ?

"Non et il n'y en aura pas actuellement. On pourrait trouver un sponsor principal, mais le nom du club ne sera plus inclus dans la convention."

Est-ce difficile de trouver des soutiens financiers ?

"On fait avec. C'est la même situation pour tous les clubs. J'ai retrouvé une certaine énergie par rapport à ce projet. Je compte donc sur mes fournisseurs pour soutenir Charleroi Volley. Je dois encore en rencontrer quelques-uns dans les jours à venir. Le budget sera bouclé et plus important que celui des dernières années."

C'est la fin des petites économies ?

"Si en ajoutant quelques milliers d'euros, le club peut retrouver sa place dans le top, nous allons le faire. C'est important pour négocier les transferts, surtout quand un club n'est pas Européen."

Quid des renforts, à propos ?

"Il y en aura quatre. Mais quatre très bonnes joueuses. Il faut des filles qui tirent l'équipe, sinon cela ne sert à rien. On en a déjà trois. Mais on conserve certains noms pour nous. Il reste un renfort. Dimitri Piraux, notre entraîneur, est en contact avec 8 managers. C'est dire l'importance de ce choix. Il a une petite pression sur les épaules. Avec le budget débloqué, il faudra répondre aux attentes."

Quelle sera l'ambition ?

"Le top 4, c'est obligatoire !"

Vous êtes donc vraiment de retour...

"'Murari is back', c'est mon nouveau slogan. Je l'ai annoncé à la réunion de la Ligue. Il est temps que Charleroi retrouve sa place ! Pour moi également, il s’agit d’un test. Si au bout de cette année d’investissement complet, cela ne donne rien, je devrais en tirer les conclusions qui s’imposent…"