Charleroi Le Carolo disputera le mythique triathlon avec un genou en compote.

Le jeudi 25 juillet, Nicolas Agorastos sera au départ du triathlon longue distance de l’Alpe d’Huez. Un vrai défi pour le Carolo qui n’a plus de cartilage au genou gauche ! C’est donc presque sur une jambe qu’il va devoir se farcir 2,2 km en natation dans l’eau froide (13°C) du lac du Vernay, 118 km en vélo avec la légendaire ascension des 21 virages (3 500 m de dénivelé positif) et enfin, pour terminer, trois tours de 6,7 km de course à pied à 1 800 mètres d’altitude.

"C’est une épreuve très dure physiquement et mentalement, commente Nicolas. L’Alpe d’Huez est un lieu magique et, pour les sportifs, mythique. Je me réjouis d’y être."

Nicolas se prépare depuis plusieurs mois pour être au top. "Je rêve de terminer l’épreuve entre 8 h 30 et 9 h mais c’est la première fois que je vais prendre part à une épreuve avec autant de dénivelé… Je suis plutôt bon en vélo mais, vu l’état de mon genou gauche, j’éprouve beaucoup plus de difficultés à pied. Je dois modérer ma course, courir à du 9 ou 10 km/h. Je ne peux hélas aller plus vite, ce qui m’empêche de viser autre chose que de franchir la ligne d’arrivée dans un chrono que j’estime raisonnable."

Toutefois Nicolas n’est pas du genre à se lamenter. "Il faut que je bouge, que je pratique une activité physique ! J’en ai besoin. Mon médecin me recommande la pratique de la natation et du vélo… Il m’a juste dit d’y aller mollo sur la course à pied et c’est ce que je fais."

Pour être finisher, il pourra compter sur son expérience en Ironman. "Le premier c’était à Nice en 2015. Un premier défi un peu fou car je n’avais alors jamais fait de triathlon ! J’ai franchi la ligne après 13 heures. Deux ans plus tard j’en ai fait un 2e en Italie, toujours avec mon club de l’ATCC, et j’ai gagné plus ou mois une heure."