Depuis la fin de son aventure au plus haut niveau de notre volley-ball féminin, Farciennes a décidé de prendre du plaisir. Le club poursuit sa mission de formation, avec 80 affiliés. S’il n’a plus la médiatisation d’antan, il n’en reste pas moins une structure importante de la région carolo en matière de volley.

"Quand on a goûté au top niveau, il est certain qu’on peut ressentir un petit manque parfois", explique Olivier Chausteur, le patron de la structure. "Mais on sait également tous les sacrifices que cela demande et également le côté artificiel de la chose."

Aujourd’hui, la plus haute équipe du club évolue au cœur des promotions. C’est l’équivalent du cinquième échelon. "On a trois formations féminines, entre la P4 et le plus haut niveau du club. On a également une structure pour les hommes. A terme, ce serait bien de retrouver le troisième échelon de la division."

Pour l’instant, ce formateur dans l’âme prend du plaisir avec son groupe. "On a quelques bonnes jeunes. Ils ont déjà de beaux gabarits pour leur âge. On essaye de faire le liant entre la P4 et le top. Pour cela, notre P1 est importante."

La Covid-19 a été un frein aux projets de Farciennes. Mais le club est assez solide pour passer cet écueil. "Cela n’a dû être facile pour personne. Il y a l’aspect financier mais également l’aspect sportif. Cela va avoir des répercussions sur le niveau de certains joueurs et certaines joueuses. Mais on va tout faire pour reprendre de la plus belle des manières. Au niveau financier, cela va bien. On a une philosophie très simple ; on ne dépense un euro que si on l’a. C’est assez facile à comprendre et cela fonctionne bien."

L’homme ne garde pas forcément une nostalgie du passé. "Quand j’ai repris le club, il y avait une équipe en P4. On a su rejoindre la N2 et puis faire le bon vers la Ligue A. Alors, oui, notre dernière victoire contre les Dauphines, dans une salle pleine, me laisse encore des frissons, mais je sais aussi qu’un club comme le nôtre doit tout changer pour rester à ce niveau-là. On le voit même avec Tchalou ou Charleroi. Il faut de nombreuses étrangères pour réussir en Ligue A. Alors, le mieux, c’est sans doute une bonne place en N2."