Charleroi

La défaite de dimanche, dans le choc face à Jumet, a laissé des traces à Ransart. Le prétendant au titre numéro 1 en P2C a perdu son leadership. 

Le club a décidé de se séparer de son entraîneur. Il ne s'agissait pourtant que de la première défaite à domicile des Ransartois. "J'étais un peu surpris", explique Serge Lukalu. "Mais je m'y attendais. Je sentais une petite tension, ces dernières semaines. Je n'en veux à personne. Au contraire, je remercie les dirigeants, le staff, les bénévoles et les joueurs pour leur confiance."

Serge Lukalu aurait tout de même aimé terminer sa mission. "Le titre est toujours une réalité pour Ransart. Il n'y a rien de mal fait. Je peux comprendre le club qui a voulu créer un choc psychologique. On verra à la fin si c'était la bonne décision. Pour ma part, je suis heureux des trois années passées chez les Bordeaux. J'aurais aimé pouvoir les aider à retrouver la P1. J'ai reçu de nombreux sms de la part de mon groupe."

Fort de son expérience, l'homme ne restera pas longtemps sur le carreau. "C'est un peu frais. Je vais prendre le temps. Mais s'il y a un beau projet en P1 ou en P2, pourquoi pas. J'ai passé cinq ans à Gerpinnes et trois à Ransart."

C'est Vincent André, futur entraîneur de Namur, qui prendra la suite jusqu'au terme de la saison. L'ancien coach de Tamines à cinq matches pour conquérir le titre, au milieu de Courcelles, Jumet et Snef-Tyber.