Avec son pied gauche magique, il a fait des ravages sur les terrains de football, entre la D1 et la P1, durant plus de vingt ans. Sergio La Valle est assurément une des stars locales. Avec un nom comme le sien, il était légitime de l’interroger concernant la future rencontre entre les Diables rouges et la Squadra Azzurra.

"Si l’Italie n’était pas dans le parcours, je pourrais suivre la Belgique, dont j’apprécie le jeu", explique l’actuel entraîneur de Marcinelle. "Mais s’il y a l’Italie, mon cœur est entièrement dévoué à cette équipe. C’est comme ça, je ne peux rien y changer."

Même s’il est né en Belgique, l’ancien joueur de l’Olympic et de Westerlo vibre pour ses origines. "Mes parents sont Calabrais. J’ai été baigné dans cette culture toute ma vie. Et encore, mon fils est beaucoup plus acharné que moi. Quand la Juventus joue ou l’Italie dispute une rencontre, il devient fou."

Belgique favorite mais victoire italienne

Malgré tout, le terrible gaucher reconnaît la valeur de la Belgique. "Pour moi, elle est favorite. C’est vraiment du costaud dans ce groupe. Il y a également plus d’expérience."

Ce qui n’empêche pas l’ancien mentor de Ransart et Beaumont de pronostiquer : "une victoire 2-0 de l’Italie. Il n’y a pas une star dans ce groupe. Mais il est fort tactiquement et il se bat en équipe."

Dans le jardin de ses souvenirs, l’homme a quelques belles rencontres en tête. "Les plus beaux moments de la Squadra sont en 82 et en 2006. En 82, j’avais 10 ans, mais j’en ai encore de beaux souvenirs. En 2006, j’étais déjà adulte et j’ai pu savourer la victoire en coupe du Monde. Les pires moments ? La défaite à l’Euro 2000 contre la France et le revers contre le Brésil en 94.»