Les enfants de moins de 13 ans sont toujours autorisés à jouer au football, tant à l'entraînement qu'en match. Une décision qui fait couler beaucoup d'encre. Plusieurs clubs, voire des communes, ont même décidé d'annuler toutes leurs activités sportives. 

Pourtant, dans les chiffres, l'ACFF ne voit aucune raison d'arrêter. "Nous recevons les statistiques des provinces au jour le jour. Plus de deux-tiers, près de 70%, des matchs programmés ce week-end ont été joués alors que le règlement laisse le droit au club de remettre leurs matchs, sans forfait, sans amende et sans influence sur l'octroi du label. Donc actuellement, on ne remet pas, confirme le président de l'Association des Clubs Francophones de Football, David Delferière. Notre leitmotiv reste de suivre les directives des virologues et de la ministre Valérie Glatigny. Or, ils recommandent aux enfants de six à douze ans de faire du sport car c'est bon pour l'aspect moral, psychique, psychologique, physique... Tant que nous ne recevons pas d'ordre contraire et que nous voyons qu'une majorité de clubs continue, nous ne supprimerons pas ces compétitions qui ne conduisent pas à des montées ni à des descentes."

Les clubs sont totalement libres de faire ce qu'ils veulent. "Ils ont la main mise sur tout. Ils peuvent même remplacer un match officiel par un amical contre une autre équipe, sans sanction. Nous avons donné les clés aux clubs. Mais il ne faut pas que la minorité des clubs commande à la majorité ce qu'il faut faire."

Une réunion du comité de crise a eu lieu ce lundi à l'URBSFA mais aucune mesure supplémentaire n'a été prise. Seul le point sur les décisions gouvernementales a été fait. "Il y a eu un échange positif sur la situation actuelle, assure le président de l'ACFF. Une nouvelle réunion est programmée à vendredi où des décisions seront peut-être prises en fonction de ce qui est décidé lors du comité de concertation."