Le président de Walhain a fait le point sur son Wallonia juste avant un duel toujours particulier face à Ciney

Walhain a franchi le cap des deux tiers du championnat dans le Top 5 et reste en course pour une participation au tour final. Si le rythme du Wallonia n’est plus celui de son début de saison étincelant, personne n’imaginait le club à pareille fête pour une saison qui devait être celle de la reconstruction d’un groupe avec des moyens financiers considérablement revus à la baisse. Avant de s’en aller défier Ciney (sans Lempereur et Salles, blessés) dans un duel toujours particulier pour les deux clubs, nous en avons profité pour faire le point avec le président, Frédéric Davister.

Président, quel bilan tirez-vous sur le plan sportif à l’entame de la dernière ligne droite ?

"Pour moi, il est clairement positif. Il ne faut pas oublier que nous avons débuté la saison avec un tout nouveau groupe suite au départ d’une demi-équipe. À ce moment, personne ne croyait en nous mais nous sommes pourtant toujours là. Il est vrai qu’on s’est un peu éteint après un début de campagne époustouflant mais nous devons aussi composer avec pas mal de blessures au sein d’un groupe très jeune. Mais cette réussite, c’est d’abord celle d’un coach, Thierry Blindenbergh, qui n’a pas son pareil pour tirer le meilleur d’un groupe et qui s’investit à fond dans le club. Sans lui, nous ne serons pas là et j’espère que nous pourrons poursuivre l’aventure ensemble encore longtemps."

Walhain avait un groupe uni sur et en dehors du terrain ces dernières années. Celui-ci est-il dans la lignée de ceux qu’on a pu connaître aux Boscailles ?

"Il est en tout cas facile à tenir, et ce, malgré l’incident récent avec Maxime Legrand (NdlR : qui a quitté le club suite à un différend avec le coach) . Vu sa jeunesse, il manque sans doute l’un ou l’autre cadre pour taper du poing sur la table mais l’esprit de famille est encore là, ne vous inquiétez pas."

Ce noyau va-t-il tenir sur la durée, comme ce fut le cas avec la précédente génération ?

"Il est trop tôt pour l’évoquer. À Walhain, les discussions ne commencent qu’au 1er mars. Nous avons un budget et certaines idées mais rassurons-nous d’abord quant à notre avenir dans la série avant de penser à la suite."

Évoluer avec plus d’éléments du coin ne serait-il pas une bonne chose pour la dynamique du club ?

"Nous y sommes attentifs, c’est certain. Et c’est déjà le cas avec des gars comme Rosy ou Lempereur. Mais il n’y a plus de recette miracle pour attirer du monde au stade. Il est loin le temps où nous faisions 750 entrées payantes de moyenne sur la saison. Pour nous, dirigeants, c’est parfois démotivant et on en vient parfois à se demander pourquoi et pour qui on fait tant d’efforts. Mais le foot pro, avec ses matches diffusés à toutes les heures, nous tue à petit feu…"