Si les ministres des Sports avaient décidé d’autoriser la pratique des sports d’extérieur, quelques heures plus tard, réunie par visioconférence, l’ACFF a décidé de suspendre jusqu’au 1er novembre les championnats de D2 et D3 ainsi que les championnats provinciaux, n’autorisant que les championnats U6 à U16. “Les entraînements peuvent avoir lieu au sein d’une même bulle sportive mais les matchs amicaux sont interdits”, précise l’ACFF.

Le football amateur est donc à l’arrêt dès ce jeudi (les matchs de ce mercredi auront bien lieu) pour au moins deux semaines et demie. Suffisant pour ralentir la progression de l’épidémie ? “Je trouve que c’est une demi-mesure”, lance Henri Pensis du côté de du RCS Brainois. “Tant qu’à stopper les championnats, je trouve qu’il aurait fallu tout arrêter jusqu’en janvier et ne disputer que les matchs aller pour établir un classement.”

D’autant que certains sont persuadés que cet arrêt des compétitions sera prolongé au-delà du 1er novembre. “Je ne pense pas qu’une pause de deux semaines endiguera la progression du virus et je crains que cet arrêt ne soit prolongé. D’ici là, il va falloir continuer à garder les joueurs mobilisés et motivés, ce qui ne sera pas simple à gérer psychologiquement.”

Même son de cloche du côté de Ganshoren. “J’ai l’impression que nous avons fait une grosse préparation pour rien. Nous sommes occupés depuis le mois de juin et nous n’avons disputé que deux rencontres. On va devoir tout reprendre à zéro, tout en sachant que cet arrêt sera peut-être prolongé”, explique Michel Delph.

“Physiquement, ça va commencer à devenir difficile de gérer l’état de forme des joueurs qui s’entraînent depuis des mois, une semaine joue, l’autre pas, et maintenant, sont à l’arrêt”, regrette Philippe Wayenbergh, le coach du Crossing.

Seule bonne nouvelle, les jeunes des catégories U6 à U16 peuvent continuer à jouer. “C’est une bonne chose pour les enfants. Ils ont besoin de continuer à pratiquer un sport”, confie la majorité des clubs.

Reste maintenant à savoir si les buvettes, sources importantes de revenus de nos clubs, ouvriront leurs portes. Une question sur laquelle se penche l’ACFF qui va tenter d’obtenir l’autorisation d’ouvrir les buvettes jusqu’à 45 minutes après la fin d’un match.