Ce vendredi en fin de journée, après les annonces du Comité de Concertation, l'ACFF a sifflé la mi-temps des championnats pour les catégories U6 à U13, toujours autorisées à jouer jusqu'ici, expliquant "s’inscrire ainsi dans la volonté des différentes autorités politiques et sanitaires, et plus particulièrement de Madame la Ministre des Sports de la FWB, en autorisant ces activités qui contribuent au bien-être physique et mental des jeunes joueurs en ces temps difficiles, tout en veillant à assurer un environnement de football sécurisé et agréable."

Ce samedi, via un communiqué, elle a donné quelques explications complémentaires. "Nous avons suspendu les championnats parce qu'il était de plus en plus difficile pour les clubs d'organiser les matches, notamment les déplacements. En un mois, la courbe de demande de remises des matches de jeunes est passée de 5 à 75 %, ce qui veut dire que les clubs ont pris leurs responsabilités et nous nous en réjouissons. Nous ne voulons pas, cependant, interdire la pratique du sport là où elle est encore possible. C'est pourquoi, sans les encourager pour autant, surtout en ces jours particulièrement délicats, nous autorisons les matches amicaux entre clubs qui estiment réunir les conditions pour les organiser. Dans ce cadre, il appartient désormais à chacun de réagir en âme et conscience", peut-on lire.

L'ACFF rappelle également que ce n'est pas à elle de prendre des mesures sanitaires. "Parmi ses missions, l'ACFF compte l'organisation des championnats et la promotion du sport. La prise de mesures sanitaires ne fait pas partie de ses compétences. En la matière, notre interlocuteur est la Fédération Wallonie Bruxelles et, depuis le début, nous avons compris que la volonté n'était pas d'aller vers un reconfinement pur et dur, avec tous les dégâts que celui-ci peut engendrer, mais de fixer des limites au sein desquelles chacun peut fonctionner au mieux. En tant que plus grande fédération sportive du pays et sur base des mesures prises par les différents niveaux de pouvoir, notre volonté était donc de fixer le cadre plutôt que d'interdire."