Paul Strecker, CQ de la RU Auderghem (P2 Brabant) : "Les instances font preuve de cohérence"

"Ce scénario était prévu dans les modalités du championnat puisqu’afin d’éviter les attaques juridiques, les instances avaient annoncé que si la moitié du championnat était disputé, les classements pouvaient être entérinés. Sur ce point, ils sont donc cohérents avec eux-mêmes et ça fait plaisir. Cette annonce offre donc une belle perspective, nous donne de l’optimisme mais il ne faut toutefois pas s’emballer. Personnellement, je reste persuadé que dès que le gouvernement relâchera la pression, il y aura des augmentations de cas et du coup, je ne suis pas encore convaincu qu’on est sorti de l’auberge au niveau du football amateur. J’ai un peu peur de revivre le scénario des mois de septembre et octobre avec des équipes obligées de se mettre en quarantaine pour présence de cas positifs au sein de leur effectif. Il reste ensuite la question des buvettes qui dépendra de la réouverture complète du secteur Horeca en Belgique."

Grégory Beuvelet, président d’Anderlues (P2C Hainaut) : "Difficile de s’enthousiasmer"

"Reprendre la saison en février ? Je suis un peu mitigé. Evidemment, on a tous envie de voir les footballeurs jouer mais il y a beaucoup d’inconnues à prendre en compte. Il faut évidemment voir dans quel contexte on va reprendre : avec ou sans buvette par exemple. C’est important pour les petits clubs car en termes de sponsors, ce n’est pas la joie actuellement. Et puis, la situation est dépendante de l’éventuelle 3e vague. Il est donc difficile de s’enthousiasmer sans se poser de questions. Je crois que ça va être difficile à gérer."

"Sportivement, ne jouer qu’un demi-championnat, je ne vois pas ça d’un bon œil car ça fausse la logique de la saison. Je pense que ça accommode surtout les équipes du top 4-5, mais pour les autres ? En tout cas, jouer en semaine, ce n’était de toute façon pas envisageable pour une partie des clubs car tout le monde n’a pas deux terrains pour réorganiser l’utilisation. Quant à l’éclairage, pour ceux qui en disposent, ça peut aussi être un coût supplémentaire. Au final, je ne suis pas étonné de cette décision, déjà en août, ils en parlaient. Ca restera une saison bizarre avec un mercato qui pourrait commencer très tôt à nouveau."

Anthony Senni, manager de Paturages (P2B Hainaut) : "Quoi qu’il arrive, une saison particulière"

"On ne peut que se plier à cette décision. Ce n’est que mon avis, mais il est difficile de s’en réjouir à 100 %. La santé prime sur le foot même si évidemment, j’ai envie de revoir les ados rejouer et notre équipe P2 aussi. Ne jouer que 15 matches, ce n’est pas non plus le reflet d’une saison. Je ne suis pas pour, ni contre mais ce sera une saison particulière. Et puis, il reste toujours l’incertitude concernant l’évolution de la pandémie et là, nous n’avons pas de boules de cristal."