Liège Axel Dheur et les Soliérois ont rechuté. Couvin n’était que l’arbre cachant la forêt ?

Huit jours après son premier succès, Solières a rechuté. Le point avec Axel Dheur.

Axel, dites-nous : que s’est-il passé à Hamoir ?

"Dans un premier temps, nous n’étions pas inférieurs à nos hôtes. Mais, une fois que l’on se retrouve mené à la marque, on est conscient de la complexité se présentant à nous en raison de nos difficultés à marquer."

Sentez-vous une sorte d’abandon, chez certains, dès que Solières est mené ?

"Hormis le miracle à Durbuy, on manque d’esprit de révolte. On ne revient jamais au score alors que l’on doit justement être fort dans ces moments-là."

En évoquant la victoire contre Couvin, peut-on parler d’arbre qui cache la forêt ?

"Le 3-0 ne reflète pas la rencontre. Cependant, on n’a pas su confirmer notre premier succès. Prendre trois points contre Couvin, c’est bien ; mais une saison comporte trente journées ! Oui, on peut penser que notre 4-0 face à Couvin est l’arbre qui cache la forêt. On présente beaucoup de lacunes et de la naïveté."

Clairement, que vous manque-t-il vraiment ?

"Ah… Bien sûr, nous ne sommes pas la meilleure équipe de la série, on a des lacunes. Le nouveau coach tente de mettre en place le groupe afin d’être plus compact et plus solide. Mais on traverse encore trop de moments d’égarement."

Outre la difficulté sportive actuelle et un nombre de séances accru, il y a ces retards de paiement. Vous n’avez encore rien touché cette saison. Pour certains, cela peut jouer, non ?

"Moi, j’habite tout près et je ne compte pas que sur mon salaire de Solières. Donc, cela ne me perturbe pas autant que d’autres. Par ailleurs, la direction est venue dans le vestiaire dimanche et a promis de tout payer ce lundi soir."

Venons-en aux quatre séances prévues pour le mois d’octobre. Quel est votre avis ?

"On a un gros mois à mordre sur notre chique. Après, trois séances, c’est la norme en D2 amateurs. Physiquement, cette surcharge nous fait du bien. Si on veut avoir des chances de s’en sortir, on doit tous tirer à la même corde et être solidaires. Samedi, on n’était que 12 pour préparer le match de Hamoir… Il ne faut pas toujours voir les mêmes aux entraînements."