Liège À l’heure de la reprise ce vendredi, voici toutes les facettes du coach, Marc Segatto, vues par trois de ses cadres.


 Après avoir échoué aux penaltys lors de la finale du tour final il y a deuxans, Verlaine a réussi à mener son équipe vers la D2 amateurs. Au moment où le groupe s’apprête à reprendre les entraînements ce vendredi, troisanciens du groupe ont accepté de décrypter Marc Segatto, le coach verlainois à succès.

Sa philosophie

"À l’exception de 45minutes de physique le mardi, toutes ses séances sont basées sur des exercices avec ballon ", pointe Quentin Wera. "Jouer est sa philosophie."

Préparation rigoureuse

"Très pointilleux, il étudie beaucoup l’adversaire… dont il connaît tout de A à Z", assure Quentin Wera. "Cette exigence, il se l’impose aussi à lui-même. Parfois, il est casse-c… mais on sait tous qu’il agit pour notre bien."

"Il se renseigne sur tout", ajoute Oumar Barry. "Il affiche toujours plusieurs feuilles dans le vestiaire : certaines indiquent par où attaquer, d’autres comment défendre ou encore les points faibles de l’adversaire. Tout est calculé !"

Perfectionnisme

"Quand il a une idée en tête, il va tout mettre en œuvre afin qu’elle aboutisse", note Oumar Barry. "Ce perfectionnisme a fait progresser le club, depuis la P2, et les joueurs. Au point d’arriver en D2 amateurs, un niveau historique pour Verlaine."

"Il fait le maximum afin de tirer le potentiel du groupe, sans jamais se relâcher", reprend Henry. "Cela impose une remise en question perpétuelle de chacun."

Bosseur et passionné

"Il adore le travail", souligne Oumar Barry. "Marc est un bosseur. S’il le pouvait, il délivrerait des séances au quotidien !"

"Marc Segatto est mon entraîneur depuis septans", se souvient Christophe Henry. "C’est un acharné de travail qui a le souci du détail."

Réseau

"Chaque fin de saison, les joueurs qui nous quittent sont remplacés par des éléments prometteurs. Il arrive toujours à amener de beaux joueurs, pas toujours les plus connus pourtant", pointe Oumar Barry. "Et tous ces jeunes arrivant au club progressent, même si Marc peut parfois être usant… Mais les résultats parlent pour lui."

Tempérament de feu

"Lorsque l’on était en P2, il s’agitait comme un fou sur le banc et le groupe ressentait cet énervement sur le terrain", narre Quentin Wera. "Aujourd’hui, il est plus posé et le groupe… aussi."

"Il reste quelqu’un d’entier" , enchaîne Christophe Henry. "Il vivait les matchs tellement à fond que certaines paroles lui échappaient parfois."

Protecteur, tel Mourinho

C’est Christophe Henry qui ose la comparaison. "Marc est le premier à dialoguer avec ses joueurs. Même s’il met de la distance avec le groupe, un joueur peut toujours aller lui parler en cas de problème. Puis il y a son côté protecteur, comme Mourinho : personne ne peut critiquer un joueur de Verlaine en externe."