Liège Le Trudonnaire de Seraing Iebe Swers évoque la réalité compliquée des cercles du sud du pays en terres flamandes


À de nombreuses reprises cette saison, Seraing s’est senti lésé. Floué par des décisions arbitrales incorrectes, étranges ou injustifiées.

À domicile, contre Liège ou la semaine dernière contre Dender, des penaltys ont été accordés à l’adversaire alors que la faute avait été effectuée en dehors de la surface de réparation.

Mais ces évidences sont encore plus criantes lorsque les Métallos voyagent loin de leurs terres… Que ce soit à Alost ou à Dessel, notamment, avec des coups de réparation imaginaires sifflés à leur encontre. Ce samedi, à Oudenarde, les Rouge et Noir ont été privés d’un penalty qui leur aurait offert l’opportunité de plier le match. Sans oublier le discours de l’arbitre à la pause !

Autant d’éléments contraires ayant conduit les sociétaires du Pairay à pas mal de commentaires. Mais est-on dans la réalité ? Ou exagère-t-on en bord de Meuse ? Iebe Swers, trudonnaire, est plus à même d’évaluer les désavantages encourus par un club francophone en visite chez un cercle néerlandophone.

"Je le ressens depuis mon arrivée à Seraing"

"C’est vrai, je ressens aussi ces contrariétés depuis mon arrivée à Seraing. On ne reçoit pas toujours ce à quoi l’on a droit. C’est clairement plus difficile pour des clubs francophones en visite de l’autre côté de la frontière", concède, avec un sourire significatif, le joueur d’origine flamande.

Cependant, tout remettre sur le corps arbitral serait restrictif et injuste. "Chaque semaine, on observe un scénario similaire : on aborde la seconde mi-temps avec un avantage mais on ne parvient pas à inscrire le but qui nous permettrait de vivre une fin de partie tranquille. À Oudenarde, il nous a encore manqué d’inscrire ce 3e but. Et la moindre approche adverse rime avec danger."

Sans conséquence ce week-end, malgré une partie achevée en infériorité numérique suite à l’exclusion d’Abdel Al Badaoui.

"Mon premier avertissement est consécutif à une faute sur moi non sifflée. Puis le coach adverse met la pression sur l’arbitre suite à mon désaccord… Le second bristol est normal, même s’il s’agit de ma première faute du match."

Si un arbitre ne peut être influencé par l’adversaire, il peut ne pas apprécier le comportement d’un joueur. Ainsi, Al Badaoui a-t-il souvent tendance à hurler à la mort avant de courir comme un lapin dans la foulée !

"Lorsque tu joues en Flandre, c’est obligatoire de crier si tu veux entendre l’arbitre siffler. Il faut ainsi lui mettre la pression."

Cela ne marche pas toujours...