Liège "Pour ces juniors, affronter les meilleurs boxeurs anglais sera très enrichissant", soutient Sébastien Gerson, l’entraîneur liégeois.

Au club d’Iron Gym d’Hermalle-sous-Argenteau, la fin de saison approche.

Avant de la clôturer, cinq jeunes éléments du club vont traverser la Manche afin d’aller défier, ces 25 et 26 mai à Manchester, leurs homologues anglais (les meilleurs dans leur catégorie) lors d’un gala de boxe thaï, une tradition so british.

"Pour eux, il s’agit de l’aboutissement et du couronnement d’une saison" , signale Ismaïl Kocyigit, l’un des responsables du club. "Tous affichent une envie débordante chaque semaine dans un sport demandant beaucoup d’investissement. Individuel sur le ring et collectif en dehors."

Ameline Gerson (11 ans, invaincue en sept combats) et Samuel Gielen (13 ans, médaillé d’or à la Coupe IFMA en Lituanie) sont les deux internationaux du voyage. Un trio composé de Noa Vranken (12 ans, huit victoires en neuf combats), Cléa Gerson (11 ans, médaillée d’argent à la coupe IFMA en Turquie) et Thomas Vranken (15 ans, de retour après une lourde blessure à l’épaule) les accompagnera.

"Pour ce groupe de cinq juniors, se confronter à d’excellents boxeurs anglais sera une première" , témoigne Sébastien Gerson, papa de deux des heureuses élues et entraîneur au club mosan. "Beaucoup de paramètres entrent en ligne de compte afin d’obtenir une préparation optimale : condition physique, travail de boxe et mental sont indispensables à la réussite."

Pour les prochains championnats du monde, prévus en Turquie en septembre, tant Ameline Gerson que Samuel Gielen, repris en sélection nationale de Muay-Thai, devraient en être. On attend, sous peu, une confirmation émanant de la fédération.

"J’entraîne Ameline et Cléa comme des élèves, pas comme mes enfants. Il y a une obligation de conserver une ligne de conduite, ce qui mène à ne faire aucune différence entre elles et les autres élèves. Comme tout père, j’ai même tendance à me montrer plus exigeant envers elles."

Pas un souci vu la volonté des sœurettes. "J’ai plus à les freiner qu’à les pousser pour aller s’entraîner (sourire) !"

Nul doute, ce week-end sera très enrichissant pour ces ados.