Le secteur du sport est à nouveau particulièrement touché par cette forte augmentation du nombre de cas positifs au coronavirus ces dernières semaines. Les uns après les autres, les événements tombent à l'eau. C'est notamment le cas des cross de Stavelot (prévu le 8 novembre) et de Spa (une semaine plus tard), en région verviétoise. Aux décisions gouvernementales, viennent s'ajouter celles prises par les régions.

"Suite à la conférence des Bourgmestres qui a eu lieu ce samedi et l'interdiction de l'organisation de tout événement public ponctuel dans l'arrondissement à partir de ce lundi et jusqu'au lundi 23 novembre, le cross de Stavelot (HF, le 08/11) est donc annulé", indique l'Union Athlétique Hautes Fagnes.

Quelques heures plus tard, le RCS Spa a publié un communiqué détaillé expliquant le report de l'événement.

Le communiqué du RCA Spa

Nous avions déjà émis nos doutes quant à la viabilité de l’organisation de cet évènement depuis 15 jours. L’évolution de la situation sanitaire dans notre pays, et plus particulièrement en Wallonie, ne va pas dans le bon sens. Nous ne voulons donc prendre aucun risque.

Voici une liste non-exhaustive des points qui nous poussent à prendre une telle décision :

  • Les conditions demandées par la ville de Spa sont impossibles à mettre en place pour une structure amateure. Et nous doutons qu’elle accepte qu’un tel événement soit organisé actuellement.
  • L’annulation des compétitions pour les plus de 12 ans.
  • L’incertitude quant à la tenue de l’événement dans 3 semaines. Où en seront les mesures à ce moment-là ? Elles évoluent de semaine en semaine et pas vers un mieux.
  • Nous ne voulons pas faire prendre de risques inutiles aux bénévoles, officiels, staff, athlètes et public. Nous trouvons malvenu d’organiser un évènement qui rassemble plusieurs centaines de participants/spectateurs alors que le gouvernement nous demande de faire des efforts pour limiter les contacts sociaux.
  • Même si les compétitions sont autorisées pour les moins de 12 ans, est-ce une bonne idée de mélanger les bulles d’entraînement d’enfants d’une dizaine de clubs différents au sein d’un même peloton ? Les enfants sont moins impactés par cette pandémie, mais ils restent toutefois porteurs et vecteurs. Quid de leur retour après le cross dans leur bulle d’entraînement, leur bulle scolaire et leur bulle familiale après avoir côtoyé des dizaines d’enfants venus des 4 coins de la province ?
  • Quid également de la responsabilité civile des organisateur si un cluster est déclaré suite à l’organisation de cet événement ? Qui est responsable si une plainte est déposée car l’événement est estimé “mal organisé” selon les règles strictes ou si les consignes ne sont pas respectées par les participants et/ou spectateurs ? Même si les compétitions de cet été ont été magnifiquement organisées, gérer l’afflux d’un cross est différent, surtout en période de regain de la pandémie.

Il y a encore de nombreux éléments qui nous poussent à annuler ce cross, mais ceux-ci sont les principaux.

Face à cette crise, nous ne tenons pas à nous mettre en porte-à-faux vis-à-vis des consignes gouvernementales qui appellent à la prise de conscience citoyenne.

Même si, sportivement, nous sommes les premiers déçus de cette annulation, nous trouvons que le jeu n’en vaut pas la chandelle dans la conjoncture actuelle. La sécurité de tous prévaut.