Liège Fan de football, Fanny Wiggers a décidé de se lancer dans le monde de l’arbitrage.

Le football est une vraie passion pour Fanny Wiggers. Cependant, elle a décidé de ne pas en pratiquer. "Ce n’est pas possible car je joue au tennis donc je n’ai pas le temps de m’entraîner" , dit-elle.

Souhaitant à tout prix rester en contact direct avec le football, ailleurs que dans les tribunes ou derrière son écran, la jeune fille de 17 ans a décidé de jouer un rôle primordial dans le monde du ballon rond.

"Ça fera bientôt deux ans que je me suis lancée dans le monde de l’arbitrage. J’adore ça."

Son frère

Si Fanny est aujourd’hui arbitre, c’est grâce à son frère, qui officiera en P3 la saison prochaine. "Il a commencé l’arbitrage quelques mois avant moi et m’a convaincue de le rejoindre. Mes parents avaient peur au début ; surtout mon papa qui connaît très bien le monde du football puisqu’il a entraîné chez les jeunes."

Le terrain

"Je n’ai vraiment pas peur du tout. Au contraire, je prends énormément de plaisir. J’arbitre en U15 mais aussi chez les dames, en P3, P2 et P1. Chez les jeunes, le pire ce sont les parents. Ils ne se mettent jamais à notre place et ne s’imaginent pas que ne pas voir un hors-jeu ou une petite faute est vite arrivé. Avec les joueurs, je n’ai jamais rencontré de gros problème. Avec un peu d’autorité, on peut y arriver. Le tout est de s’imposer dès le début du match. Quand ils voient une femme arbitre arriver, les garçons ont toujours une réaction différente."

Son rêve

"Comme tous les arbitres, je rêve de monter chaque année pour devenir une grande arbitre."

Le VAR

Fanny a un avis bien tranché en ce qui concerne la nouvelle technologie vidéo qui permet à l’arbitre de revoir une phase de jeu peu claire. "Je trouve qu’on devrait l’instaurer partout, même chez les dames en provinciales. C’est une façon de reconnaître ses erreurs et de pouvoir se rattraper. J’aimerais pouvoir l’expérimenter un jour. C’est vraiment très difficile de tout voir, surtout lorsque l’on n’a pas d’assistants."


Jean-Noël Jacob Président du BRA

"Chapeau à ces dames"

"C’est toujours un plaisir d’accueillir des dames arbitres chez nous. Quand j’entends tous les commentaires que subissent les garçons, je n’ose imaginer à quel point ça doit être difficile à supporter pour une fille. Il y a un phénomène de meute : les garçons se croient toujours plus comiques à onze ou douze que quand ils sont seuls. Leur taux de testostérone est à son maximum le dimanche matin quand ils voient une fille débarquer. Nous avons deux ou trois arbitres très prometteuses chez nous mais je tire mon chapeau à toutes ces dames qui se lancent dans l’arbitrage. Elles ont une force de caractère que je voudrais parfois retrouver chez les plus jeunes messieurs. Heureusement, chez nous, elles sont très bien encadrées et accompagnées. C’est toujours chouette de les voir débarquer le mardi à l’entraînement."