C’était ce samedi, à Hambourg. Une épreuve WTCS (World Triathlon Championship Series), soit le plus haut niveau hors Jeux ou Mondiaux. Sur ce format sprint, Erwin Vanderplancke est allé chercher la neuvième place, à 16 secondes de la victoire. Pour encore mieux situer la valeur de cette performance, le Liégeois devenait alors le 3e Belge parvenant à entrer dans le top 10 d’une World Series, après Marten Van Riel et Jelle Geens.

Immense soulagement pour Vanderplancke dont le meilleur résultat à ce niveau était 19e, en 2017. Il s’agissait d’abord d’une confirmation de sa cinquième conquise la semaine avant à Karlovy Vary (World cup). Surtout, avec deux tops performances, il gommait quelque peu toutes les déceptions enregistrées cette saison.

"Ce fut clairement une année qui fut très difficile au niveau psychologique", nous explique-t-il. "Je l’ai démarrée par deux chutes, sur lesquelles je n’étais pas fautif. Il y eut ensuite les championnats d’Europe où j’ai été coulé tant la bagarre dans l’eau n’était pas très fair-play. Enfin, et ce fut sans doute le plus dur à encaisser, il a été décidé de ne pas m’envoyer aux Jeux comme remplaçant pour le relais. Là, j’avoue avoir bien marqué le coup…"

Quatre semaines avec son père à Andorre

Heureusement, VDP a pris la bonne décision. Ne pas se laisser sombrer dans les idées noires et travailler. Direction Andorre pour un mois de stage en altitude, du 6 août au 4 septembre, "loin des réseaux, en me concentrant uniquement sur mon métier, à savoir le triathlon".

Son père l’accompagna pour l’occasion, jouant la "nounou de luxe", le suivant en voiture, cuisinant pour lui. "J’ai quitté la maison en 2017 pour aller m’entraîner au Portugal", reprend Erwin. "Depuis, les occasions de complicité avec mon père étaient rares. Cela nous a fait du bien ces moments.

Nageant avec d’autres membres de son team portugais, courant et roulant seul, le tout coordonné à distance par Cédric Brenneraedts, son coach, le Liégeois a super bien bossé, enregistrant des tops résultats lui permettant aujourd’hui de figurer au 55e rang mondial (3e Belge). Rien que ça.

La suite ?

Ce sera ce samedi, à Valence, pour les championnats d’Europe sur distances olympiques. "Physiologiquement, les effets de mon stage en altitude seront peut-être passés, en tout cas diminués".

Cet Euro constituera la dernière course de sa saison, avant une entrée le 8 novembre prochain à l’armée, comme élite sportive.