Liège La présidente était déjà là au temps de la D1. Elle connaît donc les erreurs à ne pas répéter.


 Les choses se sont précipitées pour le BC Pepinster en mai dernier : si la montée de l’équipe dames en D1 était prévue, il y a aussi eu celle de l’équipe hommes en TDM2 et l’élection d’Évelyne Beaujean (51) à la présidence.

Un retour, en fait, puisqu’elle est l’épouse de l’ancien président Philippe Beaujean. "Mon vrai nom, c’est Venera La Rosa", sourit cette indépendante en gestion, organisation et comptabilité. "Mais on m’a toujours appelée Évelyne parce que la tradition voulait que, dans les familles siciliennes, toutes les jeunes filles portent le prénom de leur grand-mère. Je vous laisse imaginer combien de Venera il y avait aux réunions de famille."

Venue dans le basket à Huy par l’intermédiaire de son employeur de l’époque, elle s’est toujours passionnée pour ce sport. Plus tard, son mari est devenu sponsor puis président de Pepinster.

"Nous avons connu de très bons moments mais la fin était très triste. Je pense que nous sommes arrivés trop tard. Il m’a fallu un an pour m’en remettre et j’en parle toujours difficilement mais, avec le groupe de l’époque, nous avons voulu mettre notre énergie au profit des équipes d’âge."

Des équipes qui, tout doucement, arrivent à maturité. "C’est pour elles que nous devons tenter de jouer le plus haut possible", dit-elle. "Mais, vu le contexte actuel du basket belge, je ne vois pas l’intérêt d’aller chercher des étrangers. Sauf lorsque, comme c’est le cas pour l’équipe dames cette année avec les meneuses, on n’est pas suffisamment armé."

La montée de l’équipe dames prépare-t-elle un retour des hommes au plus haut niveau ? "Non. Le plus important, c’est l’ADN du club. Lui, il ne se perd pas. Nous avons la chance d’avoir un public qui aime le basket et qui vient pour s’amuser, quel que soit le niveau. Tant mieux si c’est avec des jeunes du club."

Récemment, on a évoqué l’arrivée du BC Liège au hall du Paire. Une information qui n’a pas échappé à la présidente. "J’espère que Liège restera en D1 et je n’ai pas à décider qui joue au Paire, mais je pense qu’un club doit avant tout trouver une solution dans sa région. Pour notre part, nous nous entraînons toujours au Paire et il n’est pas exclu que nous y jouions certains matchs, mais uniquement si c’est pour pouvoir accueillir plus de monde que dans notre chaudron."

© dr