Liège "Tout le monde avait peur de Richelle, on est devenus une équipe banale", note Florent Marly.

Que se passe-t-il à Richelle ? Flamboyante l’an dernier, la phalange visétoise n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Lors de la défunte saison, les Richellois avaient emmagasiné 61 points (soit 2/3) et encaissé seulement 22 buts ! Pour l’instant, les protégés de Benoît Waucomont ont conquis 1/3 des unités mises en jeu et concédé 13 buts. Ce qui, à cette allure, les conduirait à en encaisser 56 en fin de campagne !

"Ce qu’il se passe ? Je me pose aussi la question" , signale Florent Marly. "C’est la catastrophe. Subir un revers en prenant deux buts ainsi dans le final à Habay, c’est honteux. Il y a quelques mois, tout le monde avait peur de Richelle. On est devenus une équipe banale !"

Si, dans de telles circonstances, le gardien est le premier touché, il n’en est pas pour autant le principal responsable. "Après notre brillante campagne, on a tous un peu plané. Moi le premier, j’assume. En raison d’une blessure, ma préparation a été perturbée. Mais on est tous restés confiants. Là, il faut déchanter : on est mauvais et ce que l’on propose au président pour le moment est scandaleux."

Le Richelle version 2019-2020 ne forme-t-il pas encore un vrai bloc soudé ? "À la buvette, si. Pas sur le terrain. L’ambiance reste bonne et l’on s’était promis de lancer notre saison à Habay. Raté. Notre départ est mauvais, mais je n’ai aucune envie de jouer le maintien."

Le dernier rempart ne veut cependant pointer ni des individualités ni des secteurs en particulier. "Quand on ne sait pas faire le jeu, il faut pouvoir faire le gros dos. On n’y arrive pas. Quand on recule, on arrête le pressing mis en place et l’on commet d’immenses erreurs de marquage. Je n’ai jamais encaissé autant en si peu de duels ! Même s’il nous manque un patron en défense centrale suite aux longues absences de Simon et de Servais, on doit retrouver cette envie de défendre ensemble."

Offensivement, malgré 12 réalisations, Florent Marly explique. "Si l’on avait mieux terminé nos actions, on serait plus haut dans la hiérarchie. Des possibilités de faire la différence, on en a reçu…"

Si la recette miracle n’existe pas, des conseils peuvent servir. "Un peu d’orgueil ! Prendre un goal me met la haine. Quand on en prend deux en fin de match à Habay, seuls deux ou trois joueurs réagissent. J’ai dit mes quatre vérités en fin de match. Il faut vite décoller afin que le plaisir ne s’en aille pas."