Maintien ou pas, le coach Toni Niro veut surtout voir les progrès de son jeune groupe à Aubel. 
 

Lanterne rouge avec 7 points. Jamais, depuis son retour parmi l’élite provinciale en 2015, Aubel ne s’était retrouvé aussi mal embarqué à l’approche de la mi-championnat. " Nous sommes toujours dans notre plan de marche, à savoir gagner un match sur deux, mais je ne vous cache pas que l’objectif sera difficile à atteindre ", explique Toni Niro.

Le nouvel entraîneur est arrivé au chevet de l’équipe aubeloise le 24 octobre dernier. Ironie du sort : il y a quinze ans, il entamait son parcours de coach au même endroit, ramenant à l’époque le club herbager en P1

Appelé à la rescousse (il était sans club depuis treize mois !), le Hervien va tout faire pour éviter une sorte de retour à la case départ.

En affrontant la réalité du terrain, car les leçons tirées de la dernière défaite contre un rival direct sont claires. " Mes joueurs n’iront pas naturellement au combat, lâche-t-il. Je ne peux pas leur imposer de jouer contre-nature. Je vais donc changer mon fusil d’épaule et travailler sur le monopole du ballon et la vitesse du jeu. "

Le T1 ne veut surtout pas brusquer un groupe qui manque de maturité et d’expérience. " Par contre, j’insiste sur l’intensité du travail aux entraînements , explique-t-il. Ils doivent porter des jambières ! On joue le dimanche comme on s’entraîne en semaine. "

L’espoir de jours meilleurs se traduit surtout par une volonté d’évolution. " La maturité et l’expérience, ça vient avec le temps. Les choses se feront progressivement, c’est un peu le problème dans notre situation. Peu importe que le club retourne en P2 ou pas, je veux voir une progression individuelle et collective ", conlut l’entraîneur d’Aubel.