Depuis la conférence de presse il y a un mois, le Visétois s’est muré dans le silence. Il revient samedi contre un Nicaraguayen.

Stéphane Jamoye sera, malgré lui sans doute, une des têtes d’affiche du gala de boxe qui se tiendra samedi à Herstal. Il effectuera en effet son deuxième come-back à la compétition. Un retour enveloppé d’un halo de mystère.

La seule certitude, c’est le nom de son adversaire : le Nicaraguayen Rafael Castillo (27 ans, 14 victoires dont 6 par K.-O., 55 défaites dont 19 par K.-O., 3 nuls). "Un type qui tiendra les rounds", assure Mirco Giuliani, le manager de Jamoye, qui n’était pas spécialement favorable à un retour de son poulain sur les rings.

"Il a sa salle, un enfant, un boulot… Mais il veut réessayer. Il fera le point après deux combats. Où il peut en arriver ? Le but ultime serait de refaire un jour un championnat d’Europe, mais pas dans la même catégorie. Sans doute en plumes, peut-être en super-coqs."

De sa préparation, on ne sait pas grand-chose. Il n’est pas apparu à Cheratte et a surtout travaillé dans sa salle. Il y a un mois, lors de la conférence de presse, il a expliqué que cela faisait un mois qu’il s’entraînait et qu’il recommençait parce qu’il avait envie de se prouver qu’il était encore capable de monter sur un ring, de se motiver pour les grands rendez-vous. "Mentalement, je suis au top", dit-il. "On verra ce que ça va donner."

Depuis, on ne l’a plus entendu. En raison de problèmes privés, il a changé de numéro de téléphone et même de page Facebook. Du côté fédéral, il a repassé tous les examens médicaux et a obtenu sa licence sans problème.

À 30 ans, le Visétois devra donc plus que jamais mériter son surnom de Survivor pour ne pas abîmer une légende qui l’a quand même vu disputer deux championnats du monde.

"Il a été numéro un mondial pendant neuf mois. S’il avait eu le sérieux de Patera, il aurait pu faire une plus grande carrière encore", dit Mirco Giuliani.

Cette soirée herstalienne sera également l’occasion d’assister à un championnat francophone entre Xavier Beauduin et… un Ukrainien dont le nom est encore inconnu. Le boxeur de Modave (5 combats, 5 victoires) devait rencontrer l’Athois Olivier Muny mais celui-ci est suspendu pour une question de commissions dues à des agents.

On suivra aussi les débuts pros de Sayedadjed Sharifi, un jeune boxeur d’Albert Syben qui a fait forte impression en amateurs.