Liège

Stockay a été battu à la maison 0-3 et la manière n'a pas plu. 

Au-delà du score, ce sont des attitudes qui contrarient Yannick Pauletti. "La blessure de Jérémy (Javaux) aurait dû nous transcender. Aurait dû décupler l’envie des autres joueurs de se battre pour lui. Au lieu de cela, elle les a sortis du match !"

Évacué en ambulance suite à un contact frontal avec Wets, Javaux a été inconscient un bref moment. On soupçonne des côtes cassées, avec de possibles soucis aux vertèbres dorsales. Conséquence de cet événement contrariant, les Stockalis ont ensuite tout perdu en dix minutes : un manque de spontanéité dans le dégagement permettait à Fransquet d’ouvrir la marque, un manque de précision empêchait Lambert de convertir un coup de réparation et un manque de contrôle voyait Alima prié de rentrer aux vestiaires prématurément. Avec, comme cerise sur le gâteau, un second but venu de 50 mètres et lobant Rico Garcia.

Pourtant, l’entrée en matière avait été bonne. "Le problème est que, indépendamment des circonstances, on n’a pas su valoriser nos temps forts. Sans oublier de nouveaux cadeaux sur les buts concédés." Au-delà, c’est l’absence de réaction, de conviction, à 0-2, qui interpelle. "À ce moment, je sens que c’est fini", concède Yannick Pauletti. "Mentalement, on ne peut pas lâcher ainsi ! Durbuy avait déjà été rejoint à deux reprises dans les dernières minutes ! Or, certains de mes joueurs ont juste voulu éviter de prendre une casquette. Mais, surtout, ils ont manqué de fierté et d’amour-propre. On a agi en victime consentante…"