La dernière finale de Coupe de Belgique qu’il a disputée, Korneel Douven l’a remportée. C’était avec Hasselt contre… Visé. Il sait donc mieux que personne comment préparer un tel rendez-vous. Cette semaine, ses joueurs ont beaucoup travaillé sur base de vidéos et il est très satisfait de ce qu’il a vu à l’entraînement.

"De plus, les 15 joueurs qui me restent sont fit", dit-il. "Nous abordons donc cette finale dans les meilleures conditions… compte tenu des circonstances."

Les circonstances, c’est d’abord qu’on n’a joué que deux matches de championnat jusqu’ici. "En principe, une finale, c’est l’aboutissement de huit mois de travail. Ici, toutes les équipes que j’ai vues à l’oeuvre ont encore beaucoup de moments creux dans les matches. C’est celle qui sortira le plus rapidement de ces passages à vide qui l’emportera."

Passages à vide ou pas, Bocholt reste une équipe très forte et efficace en reconversion offensive. "Leur défense est très agressive et mobile. Quand ils décident de faire avancer un homme, ils ne reviennent plus à 6 derrière : ils provoquent l’erreur le plus haut possible pour repartir et frapper."

Bocholt a certes perdu plusieurs joueurs mais ça reste une équipe expérimentée. "La plus grosse perte, c’est Damian Kedziora mais il y a Valenkenborgh, Spooren, Coleman, Rola…"

Visé doit aussi faire sans plusieurs joueurs de base mais Douven ne pense pas que l’équipe reposera uniquement sur Sébastien Danesi ou Vancosen.

"Souvenez-vous de la finale du championnat il y a deux ans, à Bocholt : Vincent Bello avait été un des meilleurs sur le terrain. Il aime les grands rendez-vous et il répond souvent présent dans ces moments-là. Hadzic a encore démontré à Tongres qu’il était en forme et qu’on pouvait compter sur lui. Quant à Siraut, Cusumano et Benjamin Danesi, qui vont nous quitter, je suis sûr qu’ils rêvent de partir par la grande porte et avec un trophée en mains."