Liège

Le Final 4 de la BeneLeague auquel doit participer le club mosan a été programmé un week-end de Coupe d'Europe... alors que le club devra jouer son quart de finale en Challenge Cup.

Le HC Visé BM a signé une belle performance en se qualifiant pour les quarts de finale de la Challenge Cup. Celle-ci a même été soulignée par la fédération européenne (EHF) et la petite ville de 17.000 habitants se retrouvera dans l'urne aux côtés de noms ronflants ce matin, pour le tirage au sort.

Même si l'Europe ne constituait pas un objectif en début de saison, après la qualification contre Masheka, le toujours discret président Arthur Hoge a affirmé qu'il souhaitait "aller le plus loin possible."

Mais il y a un hic, et un fameux!

La BeNeLeague a en effet programmé son Final 4 le week-end des 30 et 31 mars à Anvers, date prévue pour les matches retour des quarts de finale européens. Ce qui veut dire que Visé devrait jouer ses deux matches sur le même week-end. A condition que l'adversaire et l'EHF acceptent. Et même dans ce cas, Visé serait pénalisé car la surcharge pour les joueurs serait énorme.

A la Ligue Francophone (LFH), le président Jean-Luc Dessart reconnaît qu'il s'agit d'une "regrettable erreur" de programmation. "Mais nous ne pouvons rien faire: la Lotto Arena est mise à notre disposition par la ville d'Anvers et les contrats sont signés." Pire: la BeNeLeague a clairement fait comprendre que si Visé ne se présentait pas au Final 4, il serait remplacé par le cinquième du championnat! On ferait ainsi, pour la deuxième fois, fi de toute logique sportive.

A Visé, seul club francophone de la BeNeLeague, on a tout doucement l'impression de déranger. Au début de l'année, la fédération belge avait déjà pris le parti de modifier les dates de la Coupe de Belgique sans tenir compte de l'avis visétois.

On voudrait décourager les gens qui s'investissent énormément dans les clubs qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Et on attendrait d'une fédération qu'elle défende ses clubs, qu'elle fasse passer leur point de vue avant les intérêts commerciaux ou politiques. C'est d'autant plus facile que la BeNeLeague n'est pas une compétition reconnue mais juste tolérée par l'EHF. Mais apparemment, il n'en est pas question. Tout au plus une réunion est elle prévue mercredi soir à Tongres pour tenter d'arrondir les angles. Mais sans représentant de la BeNeLeague!