Liège Deux dirigeants liégeois figurent désormais parmi les douze membres les plus influents de la fédération belge de football.

L’assemblée générale de l’URBSFA a rendu son verdict principal samedi dernier : Mehdi Bayat a été nominé à la présidence de la fédération. Mais l’instance fédérale a aussi vécu une petite révolution puisqu’elle fonctionne désormais sous le statut d’une ASBL. Conséquence : la dissolution du comité exécutif - lequel comptait vint-deux élus - laisse désormais la place à un conseil d’administration de douze membres et à un conseil supérieur de dix personnes.

Pouvoir financier et stratégique pour le premier, réglementaire et juridique pour le second.

"La réalité de ce changement, c’est que nous devons travailler en bonne gouvernance. La fédération montre clairement un signe de responsabilité avec les pouvoirs d’une ASBL. Nous aurons une image un peu plus en phase avec la société actuelle" , relate Gaston Schreurs.

L’Elsautois, déjà présent au sein du comité exécutif, fait donc désormais partie des dirigeants les plus influents de la maison de verre, avec Philippe Godin. Parmi les trois candidats à la succession de Gérard Linard, l’avocat herstalien s’est effacé de la course à la présidence le jour même de l’élection. Mais il insiste.

"Il n’y a jamais eu d’accord passé au préalable pour que je me retire avant la séance."

Deuxième vice-président, Philippe Godin veut désormais peser de tout son poids dans la défense du football francophone. Car, en y ajoutant l’arrivée de Christian Bartosch au conseil supérieur, on compte trois représentants liégeois dans les hautes sphères de la fédération. Du jamais-vu.

"C’est clairement un atout pour servir de relais aux clubs provinciaux et wallons. Au niveau francophone, nous avons une équipe soudée, prête à défendre les intérêts des petits clubs. Ces derniers temps, le foot amateur a été attaqué sur certains points. La disparition des comités et la vente prévue des sièges provinciaux (NdlR : le CP Liège émigrera bientôt à Saive) en sont des exemples."

La vigilance restera de mise. Mais si un retrait a favorisé une élection, ce n’est pas non plus pour en retirer des cacahuètes.