Djemilla Gontaruk a pris le dessus sur son adversaire italienne, qui n’a fait que refuser le combat.

Les combats de Beauduin et Jamoye ayant tourné court (voir par ailleurs), c’est la prestation de Djemilla Gontaruk qui mérite qu’on s’y attarde un peu plus. La Carolo-Liégeoise s’est imposée face à l’Italienne Angela Cannizzaro après avoir remporté tous les rounds. Son entraîneur, Urbano Giuliani, ne cache pas qu’il aurait aimé qu’elle fasse preuve d’un peu plus de punch, histoire de donner la leçon à une adversaire qui refusait le combat et de rassurer tout le monde avant le championnat du monde prévu en Pologne le 7 mars prochain.

Le combat face à Cannizzaro n’est certainement pas le plus beau de la carrière de Gontaruk. "Mais pour bien boxer, il faut être deux", fait elle remarquer. À juste titre car son adversaire reculait jusque dans les cordes pour déployer ses énormes bras d’albatros et tenter de donner ce qui ressemblait plus à des gifles qu’à des coups de poing.

"Dès le début du combat, elle m’a fait des grimaces, raconte Djemilla. Elle a aussi distribué quelques coups de boule et tenté de me discréditer auprès de l’arbitre. Tout ce qu’elle cherchait, c’était la plaie à la tête : on aurait arrêté le combat et elle aurait été déclarée vainqueur. J’ai vite compris que, si j’entrais dans son jeu, c’était perdu et ma chance de championnat du monde s’envolait. Or, je savais que j’étais la plus forte : le promoteur du prochain combat en Pologne me l’avait dit. Je devais juste veiller à garder ma garde bien haute."

En fin de combat, Gontaruk a cherché le KO. Un peu tard ? "Non, je voulais tenir les huit rounds car le contrat signé avec le promoteur du championnat du monde prévoit que je ne pourrai pas boxer pendant les trois prochains mois. J’avais besoin de rythme."

Sa préparation pour ces championnats débutera le 1er décembre. D’ici là, elle devra encore perdre un kilo par rapport à samedi. Et trouver le bon équilibre entre une boxe technique et une boxe agressive.