Liège La troisième finale de Coupe de Wanze-Bas-Oha sera-t-elle la bonne ?

Elle a beau avoir deux grandes oreilles, comme sa grande sœur européenne, elle ne vaut pas un titre de champion. Tous les Wanzois vous le diront. Qu’à cela ne tienne, le cercle mosan ne crache évidemment pas sur une finale de Coupe provinciale, la troisième de sa riche histoire après celles, malheureuses, de 1988 et 2013, avant fusion donc.

Pour y accéder, les esprits chagrins feront remarquer que le vice-champion de P1 n’a écarté de sa route que des adversaires de la division inférieure lors des cinq tours de qualification.

En guise de clin d’œil, les Wanzois ont marqué de leur empreinte les demi-finales ce week-end, en renvoyant le FC Eupen à ses chères études : 9-0 !

"On a livré une prestation au niveau qu’on attendait de nous cette saison", explique Michaël Fréson, auteur du second but de ses couleurs, pour justifier l’ampleur du score. De quoi raviver les regrets, après avoir échoué par deux fois aux portes d’une montée en D3, en championnat d’abord, via le tour final ensuite ?

"Non ! claque le capitaine wanzois. Ce niveau-là, on ne l’a pas montré assez souvent. D’ailleurs, on n’a pas perdu le championnat sur un détail, mais bien sur une série de rencontres que nous n’avons pas su gérer à notre avantage."

Si les Mosans n’ont sans doute pas encore digéré ce double échec, ils ne vont pas expédier les affaires courantes pour autant. "Entre un titre et une Coupe, mon choix est vite fait", rétorque pourtant le défenseur central, qui achève sa onzième campagne avec les p’tits Bleus. "Ceci dit, la Coupe, sur un palmarès, c’est une ligne intéressante aussi."

D’autant que Michaël Fréson ne l’a jamais gagnée, et n’a même pas disputé une finale (NdlR : il jouait à Solières en 2013). "Ce n’est pas une question de rachat, dit-il. Les dirigeants voulaient voir leur club jouer la finale des deux Coupes dans lesquelles Wanze Bas-Oha était engagé."

En octobre dernier, les Mosans ont, péniblement, remporté celle de Hesbaye-Condroz face à un adversaire de P4, Hannut B. Dans une dizaine de jours, l’opposition sera d’un autre calibre. Et Ster-Francorchamps, l’autre finaliste, ne rappellera pas que de bons souvenirs aux hommes de Jean-Yves Mercenier.

Yvaes Hardy