Liège

C’est une équipe de stars ou presque qui compose la Jeunesse sportive liégeoise, championne dimanche en P4E.

Il faut dire qu’avec des joueurs Diakhaté, Haroun Ki Vieira, Kadima ou encore Ngombo, elle n’avait pas d’autre choix que d’être sacrée. Mais les joueurs les plus connus du groupe sont sans doute Landu Tubi et Cédric Olondo, passés notamment par le Standard de Liège au début du siècle. "C’est certain que ne pas monter directement aurait été un échec. C’est toujours mieux que de devoir passer par le tour final", reconnaît Olondo.

Connu de tous, Olondo a voyagé en Grèce, aux Pays-Bas… durant sa carrière. Alors qu’il jouait encore au FC Huy la saison dernière, il s’est lancé dans l’aventure quatre échelons plus bas. "Je savais que je retrouverais mes amis d’enfance, avec qui j’ai grandi et fait toutes les bêtises. Nous jouions ensemble à Droixhe et à Bressoux et nous avons été formés à Pierreuse. C’est beaucoup plus facile de s’intégrer dans un groupe lorsque l’on est avec ses copains", poursuit celui qui a disputé une quinzaine de matchs en D1 sous le maillot des Rouches.

Chez les pensionnaires du CREF à Blegny, pas question de parler d’argent. Un élément qui ne semble pas préoccuper Cédric Olondo.

"La base du foot, c’est le plaisir, pas l’argent. La saison dernière, j’avais perdu cet élément. Jouer sans plaisir, ça n’a aucune saveur. Mais bon, c’est mon avis, je ne juge personne. Ici, je fais du bénévolat à 100 % mais avec ce que nous dépensons à la buvette et pour les repas, nous payons pour jouer" (rires).

Âgé de 36 ans, Olondo ne sait pas encore de quoi son avenir footballistique sera fait. "La saison prochaine ? Je ne sais pas trop… J’aimerais rester ici et tout est au vert du côté du club mais j’ai d’autres contacts plus haut."

Même si un dernier challenge tenterait bien l’attaquant, sa famille reste la priorité. "Au travail, je fais les pauses, et j’ai deux jeunes enfants… Ce n’est pas simple. M’entraîner deux fois par semaine ne serait pas impossible mais très difficile."


Adriano Sebastiao (Coach-président): “Effacer les clichés sur les blacks”

“Mes joueurs m’aident beaucoup sur le plan administratif et sportif. S’ils sont tous ici aujourd’hui, c’est simplement par amitié car je les connais depuis toujours. La JS est un club avec beaucoup de joueurs africains mais ils sont très soudés et savent mettre l’ambiance. Pour preuve, ils viennent tous bénévolement et m’ont même donné 100 € chacun pour payer leur cotisation en début de saison, ils sont toujours au moins 14 aux entraînements et ferment parfois les buvettes. Je veux effacer les clichés sur les blacks. La saison prochaine, nous allons tenter de finir dans le top 5 mais il faudra des jeunes pour assurer la relève car tous les joueurs actuels arrivent en fin de carrière.”