Depuis ce vendredi soir, ce message fait le tour de la toile. En 18 heures, il a été partagé près de 1900 fois sur Facebook et a généré environ 1000 commentaires et 1300 réactions. Il s’agit d’une lettre du club de basket de Soumagne adressée à la maman d’un enfant de 8 ans. En partageant le message sur les réseaux sociaux, elle a tenu à dénoncer les agissements du club.

Dans cet e-mail, il est indiqué que l’enfant "ne sera plus admis aux entraînements du club" (sic) car il n’est pas aussi fort que les autres, "malgré le travail effectué par les entraîneurs".

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"Je ne comprends pas comment on peut juger les capacités d’un enfant en six mois de temps à raison d’un entraînement par semaine. La saison a été arrêtée en mars à cause de la crise sanitaire et je précise que les cotisations et les assurances étaient en ordre", explique la mère.

Ce n’est finalement pas tellement la décision mais surtout la manière qui a choqué la maman. "Je veux bien entendre que l’on conseille à nos enfants de se diriger vers un autre sport car ils n’ont pas la condition physique nécessaire mais faire comprendre qu’ils sont nuls en sport, je trouve cela assez choquant et discriminatoire", poursuit la maman. "Il y a vraiment moyen de dire les choses autrement. D’autant plus que nous vivons dans une société dans laquelle on prône la pratique d’une activité sportive pour garder les enfants en mouvement mais aussi pour le côté sociable."

La maman signale également qu’elle n’a reçu aucun signal allant dans ce sens auparavant. "C’est la grand-mère qui conduit mon fils tous les mercredis à l’entraînement et jamais personne n’a discuté de cela avec elle. Il y a quelques jours, j’ai même reçu un e-mail du club concernant les modalités par rapport à la saison prochaine."

Ajoutons qu’au moins une autre famille aurait reçu le même type de lettre. Tout cela à l’heure où l’Adeps et les fédérations insistent, dans leur vision de formation, sur le fait qu’il est important de laisser à l’enfant le temps de se développer et d’acquérir des compétences.

Le bourgmestre de Soumagne, Benjamin Houet, a tenu à réagir:

« L'Echevin des Sports, Yves Trillet, et moi-même tenons à signaler que nous ne cautionnons pas ce type d’attitude.

La commune de Soumagne ne peut en aucun cas être associée à ce positionnement.

La politique sportive développée sur la commune est basée sur la dynamique 'Sport pour tous' qui favorise la pratique sportive régulière pour tout type de public et peu importe leur niveau de pratique.

Le sport doit être avant tout vecteur de valeurs positives telles que le respect de chacun et la solidarité. La pratique sportive a par essence un aspect rassembleur et mobilisateur.

Vu que le club reçoit un soutien financier de la commune et utilise ses infrastructures, nous allons organiser rapidement une rencontre avec les responsables dudit club afin de clarifier la situation. »