Liège Comme chaque année, le club a mal entamé son championnat. La victoire à Belleflamme pourrait tout changer.

Ce n’était pas encore le derby de la peur mais en s’imposant 69-104 à Belleflamme qui, comme lui, ne comptait qu’une seule victoire, Comblain s’est rassuré avant de recevoir Geel, une équipe qu’il n’a jamais battue.

"J’espère que notre saison est enfin lancée", dit Mike Bodson, qui a l’habitude des débuts de championnat manqués. En cinq ans, Comblain n’a jamais pris un bon départ.

"C’est sans doute dû au fait que, pour toute une série de raisons, dont les secondes sessions, nous ne travaillons jamais très bien au mois d’août. Ajoutez à cela que nous avons perdu le premier match de championnat alors que nous menions de deux points à trois secondes de la fin : plusieurs gars ont eu un peu de mal à s’en remettre."

Avec six joueurs à plus de dix points samedi, Comblain ne manque pas de marqueurs. Pourtant, c’est à ce niveau, surtout, que le bât blessait. "Parce que nous ne courions pas suffisamment", dit le coach. "Nous n’avons pas les gabarits pour jouer un jeu posé. Pour faire mal à l’adversaire, nous devons miser sur la reconversion. C’était déjà meilleur contre Tongres et ce fut très bon à Belleflamme où, pour la première fois, nous menions au repos."

Dans cette série où, plus que jamais, tout le monde peut battre tout le monde, un mauvais départ peut encore se rattraper. "Nous sommes un peu en retard sur notre tableau de marche mais nous continuerons à progresser sur l’ensemble de la saison, ce qui ne sera peut-être pas le cas de tout le monde."

Sans playoffs à l’horizon, l’objectif est difficile à définir. "Aucun club wallon n’a les moyens de monter, ça devient une ligue fermée. Je serais content avec quinze victoires, ça devrait nous amener entre la 5e et la 8e place."

Même la place de premier club liégeois ne le titille pas. "C’est sympa mais je préfère ne pas me focaliser sur ce genre de défis. Ce qui compte, c’est notre progression."