Liège Ancienne joueuse du grand Fémina Visé, Ingrid Segers repart à zéro avec une équipe très jeune.

Le championnat de handball féminin prendra officiellement fin ce week-end avec la belle pour le titre entre Bocholt et Saint-Trond. Éliminées de la course à la finale, les filles du Fémina Visé ne joueront plus cette saison mais elles s’entraînent encore. Mardi, elles ont découvert Ingrid Segers et Davor Peric, qui les guideront tout au long du prochain exercice.

Pour Ingrid Segers, il s’agit d’une troisième expérience à Visé. "J’y ai passé deux ans comme joueuse il y a vingt-cinq ans et encore deux ans comme entraîneur de 2007 à 2009", explique la Hollandaise naturalisée belge (elle a joué en équipe nationale), aujourd’hui âgée de 55 ans.

"Quand je suis arrivée comme joueuse, j’avais 30 ans et j’étais championne des Pays-Bas. Nous avions une excellente équipe", explique-t-elle. "Quand je suis revenue comme entraîneur, nous sommes allées en finale de la Coupe et nous avons terminé deuxièmes du championnat."

Aujourd’hui , les choses sont différentes : trois cadres vont quitter l’équipe, il ne devrait y avoir que deux transferts (deux Françaises, dont une gardienne) et la moyenne d’âge sera très basse.

Le jour où elle a signé son contrat, Ingrid Segers a assisté au dernier match, à Saint-Trond. N’a-t-elle pas pris peur ?

"Non, je n’ai évidemment pas sauté de joie mais je n’ai pas paniqué non plus. J’aime les défis. On va pouvoir construire une équipe homogène, sans vedette. Et ce que j’ai vu à l’entraînement me rend optimiste. Je ne compare pas les époques. Visé a longtemps joué le haut du tableau mais c’était un autre handball, beaucoup moins rapide. Le plus important sera d’apprendre à reconstruire et à jouer très vite."

Ingrid Segers avait déjà vu l’équipe en Coupe d’Europe contre Kristianstad. "Mais à l’époque, j’étais venue à une soirée de retrouvailles entre anciennes joueuses, je ne me doutais pas qu’on allait me demander d’entraîner."

D’autant que sa dernière expérience date de 2011, à Bevo. "Par la suite, je n’ai plus eu le temps. J’étais maman célibataire, avec un boulot et deux ados. Maintenant, les enfants sont indépendants et j’ai encore le virus."