Liège Par amour pour sa ville, le coach de Liège Basket a fait de Waremme un club ambitieux.

Peu de clubs montants de provinciale osent rejoindre la Régionale 2 en clamant haut et fort que leur ambition est de monter en Régionale 1. Waremme l’a fait et mesure désormais chaque semaine combien il est attendu au tournant.

Jusqu’ici, il compte 3 victoires en championnat mais aussi une défaite face à Tilff et une élimination en Coupe AWBB des œuvres de Morlanwelz, qui joue dans la même série en championnat.

"Secrètement, cette Coupe, on en rêvait pourtant", dit Mike De Keyser, le coach. "Nous devons cependant bien reconnaître que, jusqu’ici, nous sommes encore un peu courts face à des adversaires ambitieux. Nous avons joué ces matchs en n’étant que sept, nous devrons nous passer de Yannick Moray (tendon d’Achille) tout au long de la saison régulière et nous avons aussi dû jouer plusieurs fois sans Sacha Massot et sans Germay. À partir de ce mardi, nous serons au complet à l’entraînement et ça devrait aller mieux."

Le projet waremmien, c’est un peu un projet à la Kompany. Sacha Massot est waremmien, sa femme et ses enfants jouent au club et il souhaitait construire quelque chose dans sa ville. Le coach de Liège Basket avait déjà contacté l’ancienne direction du club, qui n’avait pas suivi mais l’arrivée de Luc Ceulers à la présidence a déclenché le processus.

Mike De Keyser est arrivé comme coach et une équipe capable de survoler la P1 a été mise en place. Cette année, Yannick Morhay et Maxime Gaudoux (ex-Louvain) sont venus la renforcer. "Ça suscite beaucoup de jalousies mais ces gens-là viennent bien plus pour le projet que pour l’argent", dit le coach.

Waremme peut aussi bénéficier du Pôle Ballons, un outil exceptionnel. "Sans cela, je ne crois pas que ça se serait fait", dit encore Mike De Keyser, qui avoue que l’objectif est de rejoindre la TDM 2 dans les trois ans.

La présence du club de volley ne donne-t-elle pas davantage d’idées ? "C’est tentant, évidemment", dit Mike De Keyser. "Mais Waremme est une petite ville, les moyens ne sont pas extensibles et leur budget a diminué aussi. Mais pour ce qui est de la structure et de l’école des jeunes, nous pouvons en tout cas certainement nous inspirer de ce qu’ils ont fait."