Si vous cherchez encore un peu de terre battue à Chaudfontaine pour échanger quelques balles, arrêtez-vous de suite. Les installations du club de tennis situé à proximité de la Vesdre ont été totalement ravagées. Il ne reste plus rien si ce n’est un amas de débris. Une montée des eaux à laquelle le président du club Maxime Leruth a assisté, sans pouvoir d’action. “J’habite un peu sur les hauteurs, j’ai vu l’évolution de la Vesdre. Je m’en doutais que ça allait être compliqué”, dit-il.

Lorsqu’il a pu, il est descendu sur les lieux pour constater les dégâts. “J’y suis allé après 36 heures. J’étais là à 7 heures du matin, personne ne s’était encore rendu sur place. Il n’y avait plus rien. Tout ce que nous avons pu sauver, ce sont quelques chaises, une porone et deux ou trois bibelots. Je suis abasourdi”, poursuit celui qui relance le club, avec un nouveau comité, depuis près de deux ans. “J’étais en larmes. Vous investissez de votre temps en tant que bénévole, vous tentez de relancer le club en accueillant des nouveaux membres, etc. Et d’un coup, plus rien.”

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Mais tout cela n’est que matériel. “Les dégâts humains sont bien plus importants. Je dois avouer que j’étais surtout tracassé pour les membres du comité. Deux d’entre eux viennent de la Brouck (NdlR : quartier très touché de la commune de Trooz). Je les héberge chez moi.”

S’il y a bien un élément positif au milieu de toute cette tristesse, c’est la solidarité. “Beaucoup de clubs sont venus vers nous en soutien. Ils ont proposé que nos membres aillent sur leurs terrains. L’AFT a également essayé de faire des efforts.”

Pour tout reconstruire, il faudra de longs mois. D’autant plus que le club ne sera sans doute pas la priorité. “Nous en sommes bien conscients. Je suppose que la commune va venir déblayer tout. Ensuite, les assurances devraient fonctionner. Mais ce n’est pas pour tout de suite.”

Au niveau financier, les dégâts s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros. “Nous avions six terrains. Chacun coûte au moins 30 000 euros. Il faut compter en plus l’éclairage, les grillages, l’arrosage, l’entretien, le club house…). Le club nous appartient mais le terrain est à la commune et nous avons un bail emphytéotique.”