Pierre Cornia pouvait être rayonnant samedi soir : Pour la première fois de leur existence, ses Panthers venaient de battre Namur et son ami, le coach national Philip Mestdagh : “Battre Philip, non, ce n’est pas un challenge. Par contre, venir à bout de Namur, un nom, un budget, ça oui, ça fait plaisir. C’est grand, ce que les filles ont fait ce soir. Je suis très content pour elles après cette semaine de folie mais… on n’a encore rien. Cette troisième place (au nombre de défaites) n’est encore que provisoire”.

Ce nouveau succès, les Panthers sont encore une fois allées le chercher avec les tripes dans le money-time d’une rencontre difficile face à un adversaire solide et surtout bien plus costaud sous les anneaux où les Liégeoises, sans Borlée (genou) ni Julia Franquin (entorse), rendaient pas mal de cm et de kgs au duo d’étrangères Range/Kunaiyi.

Si la première période (36-32) avait été plutôt l’apanage des Liégeoises grâce à Schmidt et Henket mais aussi à Bremer et Marie Peeters, excellentes, le troisième quart voyait les Namuroises attaquer systématiquement la raquette locale de l’intérieur. Les Panthers reculaient, pliaient face à la puissance des intérieures adverses en dépit du gros match défensif de Jaleesa Maes mais elles ne rompaient pas.

Arrivaient alors le dernier acte et son désormais célèbre money-time desquels les filles de Pierre Cornia sont en passe de se faire une spécialité. Roksana Schmidt et Laura Henket s’y montraient encore une fois intraitables, de quoi renverser pour de bon une situation qui apparaissait encore bien compromise quelques instants plus tôt.